Il est attendu que le 5 septembre, cette nouvelle école à Sage Creek, la 25e de la Division scolaire franco-manitobaine, puisse accueillir ses tout premiers élèves.

Si les responsables de la DSFM demeurent confiants, il existe une possibilité où la rentrée est décalée, car toutes les validations liées à la construction de cette école pourraient retarder le début des classes.

Alain Laberge, directeur général de la DSFM, fait le point sur la situation.

Une décision de la Ville attendue ce vendredi

« Nous avons un défi présentement : ce sont les vérifications de la Ville de Winnipeg par rapport aux installations. De premières vérifications ont été faites la semaine dernière. Cinq éléments mineurs devaient être corrigés, on l’a fait. Les personnes de la Ville sont revenues cette semaine et voulaient qu’on améliore encore l’un de ces éléments. On s’est posé des questions, car la partie qu’on devait améliorer se situe dans une partie de l’école que l’on n’occupera pas avant le mois d’octobre.

« On a fait le travail. Et, aujourd’hui, il est attendu que les gens de la Ville reviennent pour vérifier. C’est eux qui donnent le feu vert pour l’entrée de l’école. »

Le dg garde « bon espoir » et vise toujours la date du 5 septembre pour la rentrée des élèves. « Oui, ça pourrait arriver qu’on se fasse refuser, alors on retravaillerait ça pendant la fin de semaine avant une prochaine vérification mardi. Mais, j’ai bon espoir qu’on recevra le feu vert complet pour cette partie-là. »

Alain Laberge rappelle surtout que la sécurité des élèves et du personnel est une priorité pour la DSFM.

À noter que parmi les zones pas prêtes, il y aura le gymnase. Mais l’activité sportive aura bien lieu dès la rentrée à l’extérieur de l’école, selon, bien sûr, les conditions météorologiques.

Rentrée décalée?

Avec plus d’une décennie à la tête de la DSFM, Alain Laberge a participé à des ouvertures ou des agrandissements d’écoles. Il admet que l’administratif est souvent plus facile dans les régions rurales qu’en pleine ville.

« Bien sûr, Winnipeg est une grande ville, beaucoup d’écoles, beaucoup de bâtiments et peu d’inspecteurs. Ils sont à la tache sachant que le marché explose : il y a des constructions partout. Mais, ces gens-là sont des humains et ne sont pas nombreux.

« Au rural, souvent, l’on a plus de flexibilité. Il y a aussi des règles différentes. Par exemple, lorsqu’on a une portative sur l’un de nos terrains, c’est toujours plus long d’obtenir des permis en ville, car ils ont plusieurs demandes. Tandis qu’au rural, ça va plus rapidement. »

Et Alain Laberge souligne par ailleurs qu’au rural les exigences de sécurité sont les mêmes qu’en ville.

Enfin, alors qu’il règne encore une certaine incertitude, Alain Laberge explique que la direction de l’école reste en communication constante avec les parents qui appellent et demandent certaines informations. Jusque là, le directeur général est face à des parents compréhensifs.

« La grande majorité comprend qu’il y a des éléments hors de notre contrôle. Pour nous, la bâtisse était prête, la Ville nous a un peu fait reculer. Et les communications l’été, ce n’est pas toujours optimal, les gens sont en vacances et pas nécessairement disponibles. Mais selon ce qu’on apprend aujourd’hui, des communications seront partagées. »

En attendant, le personnel de l’école est déjà depuis plusieurs semaines au travail et se prépare à accueillir dans les meilleures conditions possibles les 171 élèves inscrits à date.