Le Camp SCB, organisé par Stanislas C. Bell, s’est déroulé pendant le mois d’août. Cette initiative, basée sur des valeurs de SCB Fitness : S pour Strength (force), C pour Curiosity (curiosité) et B pour Boldness (audace), vise à promouvoir la formation des jeunes de la communauté noire dans les domaines du fitness et du leadership.
À l’approche de la fin du camp, une cérémonie de clôture au Musée canadien pour les droits de la personne a accueilli tous les participants, ainsi que des conférenciers invités.
Les deux ministres noirs du cabinet, Jamie Moses (Député de Saint-Vital et ministre des Affaires, des Mines, du Commerce et de la Création d’emplois) et Uzoma Asagwara (ministre de la Santé, des Aînés et des Soins de longue durée), ainsi qui Robert Loiselle (Député de Saint Boniface) ont tous partagé des histoires captivantes et des mots d’encouragement à l’intention des jeunes lors de l’évènement.
« Nous avons reçu un soutien important de la part des membres du gouvernement qui sont venus s’exprimer aujourd’hui, et le musée nous a aidés en nous fournissant cet espace », partage Stanislas C. Bell avec gratitude.
« Tout comme Black History Manitoba, dont je suis membre, Noir et Fier, et bien sûr la salle de sport où nous nous entraînons, Sweat Equity Fitness. »
Le directeur du camp, connu comme “coach S” parmi les jeunes participants, est convaincu que « le soutien n’est pas toujours nécessairement financier » et que « la présence est beaucoup plus importante, c’est-à-dire être là et partager ces moments marquants. »
Une initiative qui vient du cœur
En tant qu’organisateur du camp, Stanislas C. Bell explique sa volonté de soutenir sa communauté, « mais je n’ai jamais vraiment trouvé le moyen de le faire », avoue-t-il.
Ce qui l’a motivé à créer le camp SCB? Un évènement bouleversant qui change sa perspective à jamais : « Il y a environ deux ans, j’ai failli mourir dans un hôpital ici au Manitoba à cause du racisme », confie-t-il.
« Après cette expérience, j’ai compris que j’avais une deuxième chance de faire les choses différemment. J’ai décidé d’arrêter d’avoir peur et de me concentrer sur ce que je savais faire, c’est-à-dire le sport, et de l’utiliser comme moyen pour faire passer un message. C’est de là qu’est venue l’idée de commencer à former les leaders de demain. »
Et ajoute : « je me suis dit qu’à mon âge, si j’étais capable d’une telle transformation, cela ne s’était pas fait du jour au lendemain. Il vaut mieux commencer à prendre soin de sa santé et de sa forme physique quand on est plus jeune. Je voulais aussi leur montrer qu’il n’est pas nécessaire d’attendre d’être adulte pour aider la communauté et laisser sa marque. »
Jeunes leaders de demain
Parmi les nombreux jeunes âgés de 13 à 16 ans qui ont participé au programme, Livio Vieira, un élève de huitième année à l’école Précieux-Sang, partage son expérience.
« Grâce à ce camp, j’ai pu développer mes capacités mentales et physiques ainsi que mes compétences en leadership. »
Le camp vise à développer non seulement les capacités physiques des jeunes, mais aussi leur bien-être mental.
« J’ai participé à des activités telles que le battle rope, où j’ai pu libérer toutes mes émotions et ma colère, et cela m’a apaisé le cœur », explique le jeune participant avec humour.
« Pour cela, je tiens à remercier le coach Stan et sa merveilleuse assistante pour tous les étirements qu’elle nous a fait faire afin que nous n’ayons pas de courbatures. »
En plus de développer des compétences utiles, la création d’un sentiment de communauté parmi les jeunes a été une partie importante de l’expérience : « J’ai pu devenir plus sociable et rencontrer beaucoup de nouvelles personnes », raconte Livio Vieira.
« J’invite tout le monde à participer à ce camp à l’avenir. C’est une expérience merveilleuse, et je pense que les jeunes ont vraiment la chance de s’épanouir dans ce programme. »