« Chrystia possède des compétences pointues dans ce domaine et une vaste expérience dans l’attraction d’investissements et la mise en œuvre de transformations économiques », explique Volodymyr Zelenskyy.

« À l’heure actuelle, l’Ukraine doit renforcer sa résilience interne, à la fois pour permettre son redressement si la diplomatie aboutit rapidement à des résultats, et pour renforcer notre défense si, en raison des retards pris par nos partenaires, il faut plus de temps pour mettre fin à cette guerre. »

Chrystia Freeland s’était déjà rapprochée de l’Ukraine depuis plusieurs semaines. En septembre 2025, après avoir quitté son poste de ministre des Transports et du Commerce intérieur du Canada, elle était devenue représentante spéciale du Canada pour la reconstruction de l’Ukraine.

L’ancienne ministre des Finances avait pris ces responsabilités tout en restant députée de University—Rosedale, une circonscription située au centre de Toronto.

Cette fois-ci, les choses sont différentes. La libérale Chrystia Freeland annonce avoir accepté « ce rôle non rémunéré » tout en quittant son poste de Représentante spéciale du Premier ministre pour la reconstruction de l’Ukraine, mais aussi son siège au Parlement.

Chrystia Freeland était députée depuis 2015.

Depuis l’annonce un peu plus tôt dans la journée de Volodymyr Zelenskyy, plusieurs députés de l’Opposition demandaient sa démission.

Le député conservateur de York-Centre, Roman Baber, a parlé d’un « conflit d’intérêts flagrant ». Même constat pour la conservatrice Lianne Rood, de la circonscription de Middlesex—London.

« Aujourd’hui, elle a été nommée conseillère économique en Ukraine et RESTE députée en exercice au Canada. Cela crie au conflit d’intérêts! Les Canadiens méritent que l’on leur rende des comptes. Freeland doit démissionner! »