Dans le top 15 des métiers les plus en demande pour 2026 au Canada, l’on retrouve à la première place : associé aux ventes / représentant aux ventes.
Adjoint administratif, représentant au service à la clientèle, commis comptable & technicien comptable et réceptionniste complètent les cinq premières places de ce classement.
« Ce palmarès confirme une tendance de fond : la technologie ne remplace pas l’humain, elle revalorise les rôles relationnels et stratégiques. Que ce soit en santé, en administration ou en commerce de détail, les employeurs recherchent avant tout des talents capables de naviguer entre l’efficacité technologique et l’intelligence émotionnelle », a commenté Patrick Poulin, président et directeur général de Randstad Canada.
La santé, par exemple, représente cinq métiers de ce top 15. L’on retrouve notamment les métiers d’assistant en pharmacie ou encore infirmier auxiliaire autorisé.
« Ces rôles essentiels résistent aux cycles économiques et évoluent vers des soins plus spécialisés et des champs de pratique élargis pour pallier les tensions du système de santé », souligne Randstad Canada.
Patrick Poulin a évoqué la technologie. Randstad Canada avait aussi présenté au mois de décembre les quatre tendances du marché du travail 2026.
En premier, l’on retrouve donc la question de l’intelligence artificielle (IA). « La question n’est plus de savoir si l’IA va transformer le travail, mais comment les travailleurs pourront suivre le rythme », disait Randstad Canada.
Randstad Canada faisait aussi remarquer l’importance d’avoir une stratégie liée à l’IA.
« Les entreprises qui ne proposent pas de parcours d’apprentissage continu risquent d’accélérer leur taux de roulement, alors que les employés exigent désormais un véritable plan de développement technologique. »
Parmi les autres tendances, Randstad Canada a mis de l’avant la question de l’opérationnel. « La demande explose dans les métiers concrets », dit l’organisme. Avec pour exemple, le secteur de la construction qui devra combler 172 000 postes d’ici 2027 alors que 13 % de sa main-d’œuvre qualifiée part à la retraite.
Aussi, Randstad Canada s’attarde sur l’équilibre travail–vie personnelle qui est désormais aussi important que le salaire. « Les employeurs doivent revoir leurs modèles d’organisation pour attirer les talents », indique la firme.
Enfin, Randstad Canada s’attend à ce que les jeunes travailleurs aient des difficultés à accéder au marché. « Les postes d’entrée ont chuté de 29 % à l’échelle mondiale », a rappelé l’organisme.


