Cette baisse d’environ 40 % inquiète les autorités manitobaines.
« Ces réductions rendent difficile la planification à long terme pour les établissements, qui dépendent d’un nombre stable d’étudiants pour offrir un enseignement de haute qualité. Le gouvernement fédéral a pris sa décision sans consultation et sans tenir compte des répercussions concrètes sur des provinces comme le Manitoba », a indiqué Renée Cable, ministre de l’Éducation postsecondaire et de la Formation.
La ministre évoque la décision fédérale de réduire ses cibles d’admissions de nouveaux résidents temporaires, qu’ils soient travailleurs et étudiants.
Pour rappel, le gouvernement fédéral a entrepris de freiner la croissance de la population de résidents temporaires, qui était passée de 3,3 % de la population totale en 2018 à 7,5 % en 2024.
L’ambition est de réduire la proportion totale de résidents temporaires à moins de 5 % de la population canadienne d’ici la fin de 2027.
Le Plan des niveaux d’immigration prévoit pour les étudiants (résidents étrangers étudiant 6 mois ou plus dans un établissement d’enseignement désigné) l’admission de 155 000 étudiants en 2026, 150 000 en 2027 et en 2028.
Mais, Renée Cable dit que ces « coupes massives ont créé des difficultés non nécessaires pour le système éducatif. »
La ministre provinciale rappelle que « ces réductions rendent difficile la planification à long terme pour les établissements, qui dépendent d’un nombre stable d’étudiants pour offrir un enseignement de haute qualité. Le gouvernement fédéral a pris sa décision sans consultation et sans tenir compte des répercussions concrètes sur des provinces comme le Manitoba. »
Enfin, pour faire face à la situation, Renée Cable se dit prête à continuer de collaborer avec les dirigeants des établissements d’enseignement postsecondaire et les responsables fédéraux.


