Par Simon LAPLANTE.

Alors que l’IA (intelligence artificielle) s’insère de plus en plus à tous les niveaux du gouvernement, de l’industrie et de la société, nos écoles n’échappent pas à ce mouvement.

Comme toute révolution technologique, de l’invention du stylo aux calculatrices et aux ordinateurs, l’IA promet de transformer nos approches pédagogiques.

Comme le disaient si bien les ennemis de Star Trek, toute résistance est futile!

Et pourtant cette résistance est nécessaire et utile, car elle nous permet de réfléchir sur les nombreux dangers et les possibilités éducatives de l’IA.

Dans ce contexte il est important pour notre leadership éducationnel (ministère de l’Éducation, commissaires, directeurs généraux, la Manitoba Teachers’ Society, Faculté d’éducation) de s’interroger non seulement sur les impacts négatifs de l’IA, mais aussi comment elle peut aider aux développements des connaissances et des habilités de nos enfants.

Il faut planifier et non réagir, car déjà l’IA s’insère rapidement dans nos vies, au travail et dans notre société.

Si cette réflexion a déjà commencé, il reste de nombreuses questions et inquiétudes quant à l’impact de cette technologie dans nos salles de classe. Chose certaine, l’IA n’équivaudra jamais l’impact d’un bon enseignant!

Il est évident que l’IA influencera tous les aspects pédagogiques de la salle de classe : de l’évaluation des rendements scolaires au contenu des programmes aux approches pédagogiques favorisées par nos enseignants.

Par exemple est-il encore nécessaire d’enseigner des dates, des faits quand, par un seul clavardage, un étudiant peut accéder à toutes ces informations? Comment éviter le plagiat si facile avec l’IA? Devrions-nous plutôt aider nos étudiants à contraster, analyser, développer une pensée critique, collaborer, devenir de meilleurs citoyens?

Parents et éducateurs doivent absolument s’informer et travailler solidairement pour une intégration réussie de cette technologie en salle de classe. Il faudra s’assurer que nos enfants utilisent l’IA d’une manière positive et créative sans oublier les fondements de base comme la lecture, l’écriture et la numéracie.

L’IA n’est pas une utopie. Elle est réelle et influence déjà nos organisations sociales.

Nos organisations scolaires doivent absolument être en contrôle de cette technologie et non l’inverse!