Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a apporté mardi son soutien “ferme” au Groenland et au Danemark, soulignant “leur droit unique” à décider de l’avenir de cette grande île arctique, convoité par le président américain, Donald Trump.
“Les puissances moyennes doivent agir ensemble, car si nous ne sommes pas à la table (des discussions), nous sommes au menu”, a ajouté M. Carney lors d’un discours au forum économique mondial de Davos. “Chaque jour nous rappelle que nous vivons à une époque de grande rivalité entre les puissances”, a-t-il ajouté.
Sans jamais citer directement M. Trump, il n’a cessé de faire allusion aux bouleversements du monde depuis que ce dernier est revenu au pouvoir aux Etats-Unis il y a un an.
“Je vais être franc : nous sommes en pleine rupture, pas en pleine transition”, a également lancé le Premier ministre canadien évoquant “la fin d’une fiction agréable et le début d’une réalité brutale où la géopolitique des grandes puissances n’est soumise à aucune contrainte”.
Il a appelé les pays menacés à ne pas “plier” en espérant “que la soumission apporte la sécurité”.
“Nous savons que l’ancien ordre ne reviendra pas”, a-t-il encore dit, estimant que les puissances moyennes devaient travailler ensemble car ce sont “les pays qui ont le plus à perdre dans un monde de forteresses et le plus à gagner d’une véritable coopération”.
Applaudi à la fin de son discours, Mark Carney s’est exprimé peu après une nouvelle allusion de M. Trump à la possible conquête du Canada.
Dans la nuit de lundi à mardi, alors que les ambitions américaines sur le Groenland inquiètent les alliés de Washington, Donald Trump a posté sur son réseau Truth Social une série de photos générées par l’IA où on le voit dans le Bureau ovale avec les dirigeants européens devant une carte où le drapeau américain recouvre les Etats-Unis mais aussi le Canada, le Groenland et le Venezuela.
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