Les capots, fabriqués traditionnellement avec des couvertures en laine de la Compagnie de la baie d’Hudson, sont des manteaux lourds portés anciennement par les voyageurs et les Métis au Canada.
C’est une tradition qui reste en vie grâce Nancy Gouliquer, artisane métisse qui enseigne aussi le perlage.
« J’ai commencé il y a presque 20 ans. Je suivais un cours présenté par la Compagnie de la baie d’Hudson. C’est là que j’ai fait mon premier capot à moi.
« Ma sœur et moi avons fait des recherches pour produire les capots presque le même que nous avons fait à l’atelier.
Dès lors, Nancy Gouliquer a commencé cette tradition en lançant un atelier annuel en janvier en collaboration avec le Musée de Saint-Boniface.
« J’aime porter mon propre capot que j’ai fait, j’apprécie montrer au monde que je suis une francophone métisse fière de mon patrimoine. J’aime surtout le porter pendant le Festival du Voyageur, et partager cette expérience avec les autres qui veulent le même.
« C’est important pour moi que les participants à l’atelier aient la même expérience de porter un vêtement qui représente leur francophonie et leur métissage, si ça applique. »
Chaque année un atelier au Musée de Saint-Boniface
La fermeture de la Compagnie de la Baie d’Hudson en 2025 aurait pu représenter une menace pour Nancy Gouliquer et sa tradition du capot.
« Nous faisions habituellement le capot avec une couverture de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Ça fait longtemps que je collectionne ces couvertures pour vendre aux participants des ateliers. Chaque année, environ 80 % des participants achètent une de mes couvertures collectées.
« Mais, maintenant, il n’y en a plus assez. La Compagnie de la Baie d’Hudson a vendu les droits de fabriquer ces couvertures à d’autres compagnies, qui les vendent à des prix beaucoup plus chers.
« Les couvertures neuves coûtent 450 $, approximativement. C’est trop pour faire un capot. »
Malgré cela, Nancy Gouliquer continue sa tradition car elle apprécie voir les participants porter les capots à chaque année pendant le festival, mais aussi pouvoir continuer à partager ses compétences.
Et le succès a été encore au rendez-vous. Nancy Gouliquer présentait deux ateliers cette année (17 et 24 janvier) et les deux sessions de cinq heures chacune ont été pleines.
