“Veuillez considérer la présente lettre comme une notification du retrait par le Conseil de paix de son invitation à participer à ce qui sera le Conseil de dirigeants le plus prestigieux jamais réuni”, a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Après avoir bousculé l’ordre mondial et s’être retiré de plusieurs instances de l’ONU, Donald Trump s’essaie à la création d’une institution internationale avec son “Conseil de paix” autoproclamé, qui laisse certains experts sceptiques.

La France et le Royaume-Uni ont refusé d’y participer, tandis que l’Union européenne a exprimé de “sérieux doutes” sur cette organisation, qui accorde une large place aux partenaires historiques des Etats-Unis au Moyen-Orient, aux alliés idéologiques de Donald Trump et aux pays désireux d’attirer l’attention du président américain.

Lors d’un discours particulièrement remarqué au Forum économique Mondial, en Suisse, M. Carney avait pointé mardi la fracture de l’ordre mondial et appelé les “puissances moyennes” à s’unir pour faire face aux forces “hégémoniques”. Ce à quoi Donald Trump lui avait répondu que le Canada existait “grâce aux Etats-Unis”.

Le Canada “n’existe pas grâce aux Etats-Unis”, a rétorqué jeudi le Premier ministre canadien. “Le Canada prospère parce que nous sommes Canadiens. Nous sommes maîtres chez nous, c’est notre pays, c’est notre avenir”, a-t-il dit depuis la ville de Québec, expliquant vouloir faire de son pays un “phare” en cette période de “déclin démocratique”.

“Nous pouvons montrer qu’une autre voie est possible, que la trajectoire de l’histoire n’est pas destinée à se courber vers l’autoritarisme et l’exclusion, mais qu’il peut encore se courber vers le progrès”, a ajouté le Premier ministre canadien.

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