Après l’hymne national, Yannick Fréchette, président du conseil d’administration du festival pour la seconde année, a rappelé l’importance du festival, véritable « affirmation de notre identité et de notre résilience » selon ses dires.
« Le festival, c’est le reflet vivant de l’héritage des voyageurs, ces femmes et ces hommes courageux qui ont bâti les ponts entre les langues et entre les cultures », a-t-il annoncé face au public et aux dignitaires en présence : Anita Neville, lieutenant-gouverneure du Manitoba, Marie-Gabrielle Ménard, secrétaire parlementaire de la ministre des Femmes et de l’Égalité des genres, Ginette Lavack, députée fédérale pour Saint-Boniface—Saint-Vital et secrétaire parlementaire de la ministre des Services aux Autochtones, Scott Gillingham, maire de de Winnipeg, Robert Loiselle député provincial de Saint-Boniface.

L’ouverture a également été marquée par un moment de recueillement et de prière dirigé par l’Aînée Barbara Nepinak, rappelant l’importance de la réconciliation et du vivre-ensemble sur le territoire du Traité 1.
Tambour et chant d’honneur ont donné le ton d’une édition placée sous le signe du rassemblement.
Autre moment fort de la soirée : la présentation de la famille officielle 2026, les Brown.
Première famille à représenter un métissage culturel aussi visible dans ce rôle, Brigitte Brown parle d’« une fierté d’être capable de représenter notre communauté franco-manitobaine ».
Moment fort pour les Brown, la famille officielle
Elle souligne que la communauté « a toujours eu des mélanges de cultures depuis ses débuts » et que leur nomination en tant que famille officielle permet de « célébrer la diversité de la culture franco-manitobaine et son évolution ».
Son fils Malik Brown, pianiste pour l’occasion, débordait de plaisir : « Je suis très excité! Je ne peux pas attendre jusqu’à ce que tout le monde vienne au parc ce soir! »
La famille, Ryan Brown à la guitare, Malik Brown au clavier et Brigitte et Maelle Brown au chant, a offert une version revisitée de la chanson traditionnelle Rame, Rame, entraînant la foule à chanter et à frapper des mains.

Yannick Fréchette ne cache pas son émotion quelques instants après le lancement.
« Je suis excité, fébrile, j’ai les papillons qui volent », a-t-il confié.
« La météo va coopérer cette année, ça va permettre à tous les merveilleux amis de se rencontrer pour célébrer la culture, les amitiés et la joie de vivre dans notre belle communauté », lance-t-il avec enthousiasme.
Celui dont le mandat se poursuit jusqu’en octobre 2026 voit dans le festival « le pilier de la culture et la richesse culturelle du Manitoba ».
Dans un contexte mondial qu’il qualifie de difficile, il estime que l’évènement agit comme « une lueur pour toute la province », un espace où l’on peut « célébrer l’humanité, les amitiés, la richesse des relations interpersonnelles ».
Entre les tentes chauffées, les sculptures de neige et la Maison Chaboillez fraîchement rénovée, tout est en place pour une semaine de festivités. « Ce que je veux voir, c’est le monde s’amuser », résume Yannick Fréchette.
Et sous les cris rassembleurs des HÉHO!, adopté au fil des ans comme exclamation de joie, le plus grand festival hivernal de l’Ouest canadien est bel et bien lancé ce vendredi soir.
Le Festival du Voyageur, c’est jusqu’au 22 février au parc Whittier et à d’autres endroits du quartier Saint-Boniface.


