Matt Jeneroux avait annoncé sa démission en novembre, et cette dernière devait être effective « probablement au printemps », avait-il expliqué.
Finalement, ce 18 février, revirement de situation, le député fédéral d’Edmonton Riverbend, en Alberta, décide de traverser la Chambre et rejoindre le Parti libéral du Canada (PLC), mené par Mark Carney.
« Après mûre réflexion avec ma famille et des conversations avec mes collègues et mes électeurs, je continuerai à servir au Parlement et je travaillerai avec le premier ministre Mark Carney dans le cadre de son nouveau gouvernement pour aider à renforcer notre pays alors que nous faisons face aux défis qui nous attendent », dit-il dans une communication sur ses réseaux sociaux.
Matt Jeneroux évoque des discussions pendant les fêtes qui l’ont « amené à réfléchir à la gravité de la situation que traverse notre pays, que notre premier ministre a abordée de front dans son discours à Davos. »
Il dit qu’il continuera le travail pour lequel il a été élu depuis 2015 dans la circonscription d’Edmonton Riverbend. « Cela contribuera à la stabilité nationale dont les Albertains et tous les Canadiens ont plus que jamais besoin », ajoute-t-il.
Mark Carney, premier ministre du Canada, a commenté cette décision. Il se dit « reconnaissant envers Matt et à sa famille qu’il accepte de continuer à servir les résidents d’Edmonton Riverbend au Parlement. »
À noter qu’en plus de son rôle de député, Matt Jeneroux aura de nouvelles responsabilités.
« En tant que nouveau conseiller spécial sur les partenariats économiques et de sécurité, le leadership de Matt contribuera à renforcer les alliances et les partenariats commerciaux du Canada, à faire progresser le rôle du Canada sur le plan international en matière de sécurité et à devenir plus résilient sur plan domestique », fait savoir Mark Carney.
Pierre Poilievre, chef du Parti conservateur, a réagi depuis cette annonce. Le leader conservateur décrie « des ententes en coulisses » de la part de Mark Carney.
« Mark Carney tente maintenant de former un gouvernement libéral majoritaire coûteux, sans avoir obtenu le mandat des Canadiens pour en former un. Il tente d’y arriver avec des ententes en coulisses.
« Matt Jeneroux a trahi les citoyens d’Edmonton Riverbend qui ont voté pour rendre le panier d’épicerie et le logement plus abordables, développer nos ressources naturelles et rendre nos rues plus sécuritaires »
Avec cette décision, Matt Jeneroux imite Michael Ma, député de Markham—Unionville, et Chris d’Entremont, député de Acadie—Annapolis en Nouvelle-Écosse, qui avaient fait le même mouvement à la fin de l’année 2025.
En revanche, cela ne permet pas au Parti libéral du Canada d’avoir la majorité parlementaire, qui est à 172 sièges. En effet, le PLC compte présentement 169 sièges
Pour rappel, des récents mouvements ont entrainé des postes vacants dans trois circonscriptions.
Chrystia Freeland est devenue conseillère en développement économique auprès de l’Ukraine, Bill Blair a pris le poste de Haut-Commissaire en Grande-Bretagne, et récemment, la Cour suprême du Canada a décidé d’annuler l’élection dans la circonscription de Terrebonne.
Des élections partielles doivent avoir lieu dans ces circonscriptions.


