La province sollicitera l’avis des citoyens, ainsi que des organismes publics et privés, des gouvernements autochtones et du secteur de l’éducation, sur deux enjeux majeurs : la mise à jour des lois existantes sur la protection des données et la création de règles régissant l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA), surtout en ce qui concerne l’accès aux services essentiels.

« L’IA progresse encore plus vite qu’on ne se l’imagine, et cette rapidité s’accompagne de risques bien réels, surtout pour les enfants, a dit le ministre de l’Innovation et des Nouvelles technologies, Mike Moroz. 

Le gouvernement a également insisté sur le fait que ces consultations devaient servir à lutter contre les préjudices en ligne comme la fraude et le vol d’identité, mais aussi contre les préjudices visant les enfants. Il prévoit que les résultats de la consultation déboucheront sur des mesures telles que des limites d’âge en ligne et un processus d’adhésion volontaire pour la collecte de données.

« La multiplication du matériel d’exploitation sexuelle d’enfants et des hypertrucages générés par IA représente une menace de plus en plus grave pour la sécurité de nos enfants, de nos familles et de nos collectivités, dit Lianna McDonald, directrice générale du Centre canadien de protection de l’enfance.

« Plus que jamais, les Manitobains et les Manitobaines ont besoin d’un gouvernement qui agit de façon décisive pour les protéger de l’exploitation en ligne. »