Ce fléchissement de la croissance inflationniste est principalement attribuable à un « effet de glissement annuel » lié à la fin d’un congé de taxes fédérales et provinciales (TPS/TVH) survenu en février 2025, indique Statistique Canada, ce lundi.

Sur une base mensuelle, l’Indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,5 % en février 2026 (0,1 % après désaisonnalisation).

Malgré ce ralentissement global, des pressions sectorielles subsistent, notamment dans l’alimentation et le logement, tandis que les prix de l’énergie continuent d’exercer une pression à la baisse sur une base annuelle.

En effet, le secteur alimentaire demeure une source de pression importante pour les ménages.

Par exemple, les aliments achetés au restaurant ont fortement touchés par l’effet de glissement annuel, leur croissance est passée de 12,3 % en janvier à 7,8 % en février.

Les prix des aliments achetés en magasin ont eux progressé de 4,1 % (contre 4,8 % en janvier). Le bœuf frais ou surgelé a contribué au ralentissement, avec une hausse de 13,9 % en février contre 18,8 % en janvier.

À noter, depuis février 2021, les prix en épicerie ont subi une augmentation cumulée de 30,1 %.

Pour les prix de l’énergie, les prix de l’essence ont chuté de 14,2 % d’une année à l’autre en février.

Toutefois, d’un mois à l’autre, ils ont grimpé de 3,6 %, portés par la hausse des prix du pétrole brut liée au conflit au Moyen-Orient et à des perturbations de l’approvisionnement.

Au Manitoba, les prix ont augmenté de 2,0 % d’une année à l’autre (entre février 2025 et février 2026). Quant à la variation mensuelle, entre janvier et février 2026, l’IPC a progressé de 0,7 % au Manitoba.