Le 15 mars, l’institution a marqué l’histoire en remportant son 12e Oscar grâce au film La jeune fille qui pleurait des perles, sacré Meilleur court métrage d’animation.
La productrice du film, Christine Noël, revient sur l’incroyable épopée de cette production, de l’annonce des nominations jusqu’au dénouement victorieux de la soirée des Oscars.
Une œuvre de patience et de poésie
Décrit par l’ONF comme une « parabole intemporelle sur les thèmes du désir, de la duperie et du prix de l’innocence », le court métrage plonge le spectateur dans le Montréal du début du 20e siècle.
On y suit un jeune garçon dont le destin bascule lorsqu’il rencontre une jeune fille capable de pleurer de véritables perles. Pour survivre, il commence alors à vendre ces larmes précieuses.
Ce récit onirique est le fruit du travail acharné des réalisateurs Chris Lavis et Maciek Szczerbowski. Il aura fallu près de cinq ans pour achever l’œuvre, un délai justifié par l’utilisation de la technique de l’animation en volume (stop-motion) à 24 images par seconde.
Selon Christine Noël, ce style de tournage est « très laborieux » et exige une « énormément de patience ».
Une victoire pour toute la communauté
Aujourd’hui, ce travail de longue haleine est récompensé de la plus belle des manières. « C’est une extrême fierté », confie la productrice, ravie du succès du film.
« Nous sommes profondément honorés de cette reconnaissance exceptionnelle de la part de nos pairs, et nous sommes ravis de recevoir ce prix au nom de toute la communauté qui a contribué à la réalisation de ce film. »
Pour l’équipe de création, cette statuette n’est pas seulement un trophée ; c’est la confirmation que leurs choix artistiques et leur approche cinématographique rigoureuse étaient les bons.
Au-delà de la performance individuelle, Christine Noël voit en l’ONF une grande famille créative. Elle mesure l’impact majeur que ce triomphe aura sur l’ensemble du milieu :
« C’est une communauté qui se connaît très bien, et c’est une communauté qui bâtit sur les succès de chacun. On sait que cette reconnaissance-là ultime va avoir un effet bénéfique sur l’ensemble des communautés de création en animation au pays. » Christine Noël, productrice.
Inspirer la relève
Plus d’une semaine après le sacre, l’objectif est aussi tourné vers l’avenir.
La productrice espère que ce succès servira de phare aux jeunes talents canadiens souhaitant se lancer dans le cinéma d’animation.
En voyant une victoire si « proche d’eux », ces futurs artistes peuvent désormais rêver, eux aussi, de remporter un jour les plus grands honneurs.
Le film La jeune fille qui pleurait des perles est actuellement disponible en français et en anglais sur le site web de l’ONF pour ceux qui souhaitent découvrir ce chef-d’œuvre oscarisé.

