Ce budget intervient seulement quelques jours après que le gouvernement du Manitoba ait présenté les résultats de ses consultations sur le bilinguisme.

« Sous notre gouvernement, nous répondrons aux attentes d’une province véritablement bilingue », a notamment réaffirmé Adrien Sala, dans son discours de présentation du budget.

La Société de la francophonie manitobaine (SFM) dit accueillir « favorablement le budget provincial de 2026 ».

Derrek Bentley, président de la SFM, donne notamment l’exemple de l’ouverture d’une nouvelle école de la DSFM à Saint-Boniface.

L’on peut aussi ajouter la création d’une nouvelle école de la DSFM à Brandon, qui devrait ouvrir en 2028.

Le président de la SFM signale aussi le financement de plus de 200 000 $ pour la Fédération des parents de la francophonie manitobaine pour le renforcement des services de petite enfance en français.

Précisément, sur ce sujet, même si ce n’est pas un nouveau financement, la FPFM recevra 211 100 $ pour des programmes communautaires de développement de la petite enfance et d’alphabétisation familiale.

« La petite enfance représente le berceau et l’avenir de la francophonie manitobaine, donc c’est un investissement important et structurant », ajoute Derrek Bentley.

Sur la question de l’éducation, l’Université de Saint-Boniface a également été plusieurs fois mentionnée dans le budget.

Le gouvernement rappelle les initiatives spécifiques sont mises en place, telles que les Journées de découverte de l’éducation, destinées aux élèves du secondaire et aux adultes pour les encourager à s’inscrire au Baccalauréat en éducation.

De plus, un projet pilote de formation pour les chefs d’établissement et les nouvelles recrues est en phase de déploiement. L’université travaille aussi à la création d’une trousse d’outils sur le mieux-être en français pour les administrateurs et les enseignants.

L’on apprend encore qu’un guide d’information est en cours de création pour les nouveaux arrivants intéressés par une carrière dans l’enseignement en français. De même, l‘université collabore à l’élaboration d’une feuille de route sur l’embauche, l’immigration et les processus de certification des enseignants formés à l’étranger.

Par ailleurs, Le Secrétariat aux affaires francophones du Manitoba utilise 1 million $ en financement fédéral (valide jusqu’au 31 mars 2028) pour accroître les services bilingues dans toute la province.

Ce financement soutient des partenariats avec Manitoba Justice, Voyage Manitoba et l’Association des municipalités bilingues du Manitoba (AMBM) pour améliorer la signalisation bilingue et créer des outils pour les exploitants touristiques francophones.

« Pour l’AMBM, ces initiatives traduisent une volonté d’agir de manière structurante et d’ancrer le bilinguisme dans la réalité quotidienne des résident•e•s », a notamment commenté le président de l’AMBM et préfet de la Municipalité rurale de La Broquerie, Ivan Normandeau.

L’AMBM salue aussi l’augmentation de 2 % du financement de fonctionnement des municipalités. En incluant les dépenses d’investissement, le financement total atteindra 473,5 millions $ en 2026/27.

« Cette hausse contribue à améliorer la prévisibilité financière des municipalités et à soutenir la prestation des services de base, dans un contexte marqué par la croissance démographique, l’inflation des coûts d’exploitation et les pressions accrues sur les services municipaux », indique Ivan Normandeau.

Enfin, le représentant de l’AMBM fait remarquer « l’importance de la mention explicite du Groupe de travail de l’Hôpital Sainte-Anne dans le discours du budget. »

« Nous sommes à l’écoute du nouveau Groupe de travail de l’Hôpital Saint-Anne afin de répondre aux besoins des communautés francophones du sud-est du Manitoba », a dit Adrien Sala, ministre des Finances.

À ce sujet, Ivan Normandeau annonce qu’une première rencontre du Groupe de travail a « déjà eu lieu plus tôt cette semaine ».

Pour rappel, le gouvernement annonçait la création de ce groupe il y a quelques jours. Le Dr Aly Dhala, médecin hygiéniste en chef pour Santé Sud et Yvan St. Vincent, maire de Sainte-Anne, en sont les coprésidents.

Ce groupe doit notamment évaluer l’élargissement des services l’Hôpital Saint-Anne et sa désignation comme hôpital régional dans le sud-est du Manitoba.