Par Raymond LAFOND.
D’abord, on prévoit un déficit de 498 millions pour l’année fiscale se terminant le 31 mars 2027 par rapport à des prévisions d’un déficit de 1,666 millions pour l’année se terminant le 31 mars 2026.
Ceci est dû à une hausse des revenus de 2,361 millions, soit 9,7 %, alors que les dépenses augmentent de 1,193 millions, soit 4,6 %.
L’augmentation des revenus est due principalement à des augmentations de 6 % à l’impôt sur le revenu, de 11,8 % aux transferts du gouvernement fédéral et de 269 % aux revenus d’entreprise du gouvernement, soit Hydro-Manitoba.
Espérons donc une belle croissance de l’économie pour assurer une forte hausse des impôts sur le revenu, ainsi que beaucoup de précipitations cet été pour favoriser une hausse des exportations d’Hydro-Manitoba.
Surtout, remercions le gouvernement fédéral de sa générosité.
Du côté des dépenses, l’éducation augmentent de 4,8 % alors que les dépenses pour la santé, les aînés et les soins de longue durée augmentent de 8,3 %.
Le gouvernement du Manitoba est fidèle à sa promesse de mettre l’accent sur l’amélioration des soins en santé. Au regroupement de multiples postes des autres dépenses, je signale une augmentation de 124 millions ou 29,8 % au poste de l’agriculture et de 103 millions ou 14,4 % au poste des relations avec les municipalités et le Nord.
Par contre on y trouve une baisse substantielle de 65 millions ou 32,5 % au poste de l’innovation et nouvelles technologies et de 333 millions (50 millions plutôt que 383 millions) au poste des urgences.
Somme toute, c’est peut-être un peu trop optimiste. Espérons peu de feux de forêt. Une très bonne nouvelle, c’est que le déficit prévu pour la province du Manitoba par rapport à son produit intérieur brut est de beaucoup inférieur à celui d’autres provinces :
