L’Arménie accueillera la 10ᵉ édition des Jeux de la Francophonie du 23 juillet au 1ᵉʳ août 2027. Cet évènement international majeur réunit, tous les quatre ans, près de 3 000 jeunes artistes et athlètes issus de 88 États et gouvernements francophones.

Mais dès ce mois d’avril 2026, les premières étapes commencent avant ce grand rassemblement.

En effet, le Conseil des arts du Canada a déjà lancé son appel de candidatures pour représenter le Canada lors de ces Jeux. Les artistes de tout le pays sont appelés à candidater pour l’une des neuf disciplines culturelles, notamment la chanson, la danse de création, la littérature (nouvelle), le théâtre, la photographie ou encore la création numérique.

Freya Olafson, artiste multidisciplinaire basée au Manitoba, avait participé aux Jeux de la Francophonie 2017 à Abidjan en Côte d’Ivoire, dans la catégorie danse de création.

« C’était vraiment une opportunité unique pour moi. J’avais collaboré avec du monde qui avait des connexions au Manitoba et à la francophonie. Je pense à Philippe Larouche et Kalliane Brémault, et le technicien James Jansen. On a tous voyagé ensemble.

« C’était presque deux semaines avec l’équipe de Canada. C’était vraiment un moment unique de voir la capacité des artistes dans le monde francophone », se souvient-elle.

Pour Freya Olafson, ces Jeux représentaient aussi un moment important pour sa relation avec le français. 

« À titre personnel, j’ai fait l’école d’immersion jusqu’à la 12e année. Je n’ai pas toujours eu la chance de pratiquer et d’utiliser mon français. Mais, j’ai essayé à plusieurs reprises dans ma vie de trouver des moments pour échanger en français et développer mes habiletés.

« C’était un vrai moment de fierté de représenter le Manitoba et d’être avec tous ces artistes francophones », affirme-t-elle.

« Un moment de fierté »

Lors des Jeux 2017, Freya Olafson avait présenté un projet intitulé CPA (Consistent Partial Attention, Attention partielle constante en français), qui était une réflexion sur la technologie qui nous entoure au sujet de l’expression de l’identité en ligne, à travers la danse, et à travers les écrans.

Depuis cet évènement il y a presque dix ans, Freya Olafson a eu d’autres occasions pour présenter ses œuvres en français.

« Oui, CPA, par exemple, ça a été présenté à Montréal aussi pendant un festival.

« Puis, l’année dernière, j’ai présenté une autre pièce. L’on a reçu des subventions de Patrimone Canada pour faire la traduction en français. On a présenté ce projet à Montréal et à Québec. C’était tellement bien d’échanger dans ces deux villes et travailler avec le monde sur place. »

Alors qu’il reste un petit peu de temps pour appliquer pour les Jeux 2027, Freya Olafson donne quelques conseils aux artistes qui pourraient hésiter à présenter leur candidature.

« J’étais justement cet artiste qui hésitait! », lance-t-elle en souriant.

« Puis, je me suis dis que finalement ce n’était pas à moi de dire si j’étais la bonne personne ou non. Alors, j’ai appliqué et d’autres personnes ont délibéré. Je l’ai fait, j’ai été prise, j’ai été surprise, et c’est un honneur d’avoir été choisie. »

La période de présentation des candidatures se termine ce 10 avril 2026. L’évaluation par les comités sélectionnés sera en mai 2026.