Glitch, le prochain spectacle de la troupe québécoise Bouge de là, sera présenté à Winnipeg dans le cadre d’une tournée du 10 au 19 avril.
Les artistes raconteront l’histoire de quatre jeunes amis qui explorent le sous-sol d’un théâtre abandonné, où ils découvrent une collection cachée de vieux costumes.
Avec ces costumes, les amis se mettent à jouer dans l’espace, traversant plusieurs mondes fantastiques issus de leur imagination avec des danses interprétatives, le tout grâce à l’aide d’un fantôme éthéré trouvé dans le sous-sol.
Créer ce monde magique
La conception du spectacle a commencé par un souvenir de la jeunesse de la conceptrice et directrice Hélène Langevin.
Elle se rappelle le sous-sol de la grande vieille maison de sa grand-mère.
C’était au milieu de la terre battue et des toiles d’araignée qu’elle a trouvé les coffres en cèdre remplis de costumes et de vieux vêtements de sa grande famille.
Des robes à crinoline, des robes de mariée et des chapeaux haut-de-forme sont devenus les accessoires parfaits pour ses jeux d’imagination.
Une petite corde, qu’il fallait tirer pour allumer la lumière du sous-sol, est également devenue la clé de cette scène de sa jeunesse.
Ces souvenirs ont inspiré un spectacle qui célèbre la joie du jeu et la magie des objets et des lieux oubliés.
Le fantôme et les lasers
Dans le spectacle, la présence d’un fantôme – le Glitch éponyme – rend l’aventure encore plus fantastique.
Représenté par des faisceaux laser, ce personnage est devenu la pièce centrale du spectacle.
« On peut lui donner toutes sortes de formes, de lignes ou de textures. On peut vraiment dessiner dans l’espace avec ça », explique Hélène Langevin.
L’équipe de production a exploré en profondeur les possibilités offertes par cette technologie afin que chaque faisceau laser soit unique et représente une image ou une idée différente.
La façon dont la lumière met le corps en valeur et souligne les mouvements de danse fait également partie intégrante de la création.
« Dans ce sens, le laser est devenu le cinquième personnage, » affirme-t-elle.
Il est ce cinquième personnage qui détermine de manière mystérieuse ce qu’il adviendra de ces quatre jeunes gens, quels costumes ils porteront et où ils seront emmenés.
Mais le pouvoir de la scène n’appartient pas seulement au fantôme : Hélène Langevin souligne l’importance des costumes et leur impact sur les mondes différents visités par les personnages.
Chaque article donne la chance de voir un nouveau style de danse et d’explorer de nouvelles expressions.
Parce que ce n’est pas une pièce de théâtre, elle l’a trouvé plus facile à laisser les artistes explorer leurs propres imaginations avec les articles portés, guidés toutefois par la lumière autour de la scène.
Les interprètes s’embarquent tout au long du spectacle avec des chorégraphies mystérieuses et ludiques, visant à stimuler l’imagination et l’intérêt d’une foule plus jeune sans moment de lassitude.
La danse abstraite, accessible à tous
Malgré son style abstrait, Hélène Langevin est convaincue que le spectacle demeure accessible à toute la famille.
Grâce aux compétences des artistes avec Bouge de là, le public peut bien comprendre la langue de la danse en termes d’art abstrait.
L’ajout d’une histoire accessible et simple, à laquelle le public peut s’identifier, rend ces présentations chorégraphiques plus claires.
« C’est important, quand tu travailles pour les enfants, d’avoir une ligne dramaturgique, et de ne pas tout simplement bouger pour le fait de bouger. Sinon, tu vas les perdre. »