Le sondage (1) de Recherche en santé mentale Canada (RSMC), met en lumière plusieurs tendances majeures concernant le bien-être, les dépendances et l’impact de la douleur physique sur la santé mentale des Canadiens.
Exactement 50 % des Canadiens déclarent consacrer du temps et des efforts à leur santé mentale. C’est moins que le temps accordé aux relations sociales (68 %), aux finances (64 %) ou à la santé physique (57 %).
Pour soutenir leur bien-être, une large majorité mise sur l’alimentation (78 %) et le sommeil (75 %). À noter que 30 % des personnes interrogées pratiquent la pleine conscience, la méditation ou des techniques de relaxation.
Les individus qui consacrent peu ou pas de temps à leur bien-être psychologique rapportent un taux d’épuisement professionnel plus élevé (34 %) que la moyenne nationale (26 %), souligne le sondage.
Également, au cours de l’année, 15 % des Canadiens ont accédé à des services de santé mentale. Ce chiffre est en hausse par rapport au sondage précédent (11 %).
Le coût de la vie est notamment cité par 44 % des Canadiens comme ayant un impact négatif sur leur santé mentale
L’on remarque aussi des disparités démographiques. Les jeunes hommes (16-34 ans) sont 3 à 4 fois plus susceptibles de présenter des signes de dépendance que la moyenne nationale.
Par exemple, 16 % des hommes de 25 à 34 ans montrent des signes de dépendance à l’alcool et 21 % au cannabis, contre 5 et 6 % respectivement au niveau national.
Les hommes sont aussi plus enclins que les femmes à évoquer des idées ou des projets de suicide : chez les 16-24 ans, 35 % des hommes rapportent de telles pensées, contre 26 % des femmes.
Par ailleurs, bien que les hommes aient plus souvent des idées ou des projets de suicide et des problèmes liés à la consommation de substances, ils sont moins enclins à demander de l’aide lorsqu’ils en ont besoin.
Enfin, la stigmatisation reste un défi majeur : 31 % des personnes ayant un diagnostic de trouble mental se sentent gênées ou honteuses, et 32 % se sentent exclues du monde en raison de leur condition.
(1) Le sondage a été mené en ligne auprès d’un échantillon de 4207 adultes canadiens.



