Par Simon LAPLANTE.
Nous assistons de plus en plus à de nombreux actes de violence au sein de nos communautés. La violence verbale se manifeste par des propos racistes envers certaines de nos communautés ethniques.
La violence physique se manifeste par des graffitis racistes, des menaces et par des actes de destruction de la propriété et des façades de nos entreprises familiales.
Cette violence, cette haine et intolérance de la différence est l’évidence même que notre société et nos communautés sont malades. Les extrémistes de la droite et de la gauche menacent les fondements mêmes de notre société et de la démocratie.
Cette haine se caractérise par l’ignorance, la peur et surtout par une idéologie qui cherche à imposer une seule et unique vision de l’histoire et des priorités de notre société.
Cette haine se manifeste aussi par la més-information et la dés-information régulières de certains médias, organisations et individus qui cherchent à éroder notre confiance et créer un profond cynisme envers nos institutions et programmes sociaux.
En retour, ce cynisme encourage le laisser-faire et le désengagement politique et social dans nos communautés.
Dans ce contexte d’une société de plus en plus intolérante et d’individus pour qui la violence est justifiable, nos écoles publiques jouent un rôle majeur pour contrer ce phénomène.
Mais pour réussir, elles ont besoin de parents, politiciens et éducateurs qui viennent appuyer et défendre la fonction éducative et sociale de nos écoles. Tout mouvement revendiquant une redéfinition limitative et idéologique de nos écoles doit être confronté.
Le rôle de socialisation donné à nos écoles publiques est basé sur le principe de la création d’une société juste et équitable.
Ce rôle demande que nos futurs citoyens soient compétents, informés, emphatiques et surtout capables de défendre notre démocratie. Cela exige une meilleure compréhension de l’histoire et une expérience de la diversité culturelle, religieuse et humaine. L’école publique se doit de créer un environnement riche en apprentissages, diversité et citoyennetés.
Dans ce contexte, nous avons tous la responsabilité de protéger nos écoles publiques contre l’ignorance et la haine.
Cela ne veut pas dire que cette confiance est absolue, car nos écoles publiques ont aussi leurs défis et faiblesses.
Comme toutes institutions humaines, nos écoles évoluent et corrigent leurs actions…il faut toutefois s’assurer que le rôle fondamental de ces dernières reste immuable…la création de citoyens compétents et bienveillants!
