Le Parlement jeunesse franco-manitobain (PJFM) est de retour pour une 42e édition.

Avant ce nouvel évènement, les jeunes participants se préparent pour cette session parlementaire qui aura lieu, comme à son habitude, au Palais législatif du Manitoba.

Sébastien Fréchette, 20 ans, est le premier ministre du Parlement jeunesse franco-manitobain.

À la fin de l’année 2025, il est aussi devenu le premier ministre de la première édition du Parlement jeunesse du Canada (PJC).

Il explique ce que lui apporte un tel évènement dans lequel les participants doivent débattre de quatre projets de loi en français.

« Ça m’a permis de grandir dans plusieurs différentes façons. Non seulement, le fait de parler que ce soit dans les chambres, en public, mais c’est aussi tout le côté administratif de gérer, de bâtir le Parlement.

« Comme vous pouvez l’imaginer, on gère les finances, on fait des demandes de commandites auprès des organisations, on a aussi parfois des défis de ressources humaines. Tout revient à moi en tant que premier ministre. Alors j’apprends sur ces aspects-là. »

Dans quelques jours, ce sont donc plusieurs dizaines de jeunes d’expression française qui seront dans l’enceinte du Palais législatif. Il est attendu, à l’image des hommes et des femmes politiques, que les échanges soient vifs.

Cette année, le patriotisme canadien, la place de la musique dans la société, l’autonomie politique et administrative de la province du Manitoba, ainsi que la création d’un algorithme d’intelligence artificielle seront au menu de la session.

Le premier ministre du PJFM explique comment il s’est préparé pour ces sujets.

« Pour quelqu’un qui commence, il faut lire sur les sujets et puis voir ce qui nous touche dans ces projets de loi. Puis, c’est certain qu’on les écrit d’une façon pour promouvoir le débat.

« Alors, on écrit des choses vraiment extrêmes et absurdes, mais c’est tout dans le but de promouvoir les débats, promouvoir les amendements. »

Sébastien Fréchette observe que le PJFM peut donner des envies à certains ou certaines de se lancer dans le milieu de la politique. Il remarque surtout que c’est une expérience très formatrice.

« L’on est en train de bâtir, de former non seulement les jeunes de demain, mais aussi les jeunes d’aujourd’hui. On voit que la plupart de nos participants sont déjà impliqués dans leur école, dans leur université, dans divers groupes, dans la communauté, et puis on voit qu’après le PJFM, des années plus tard, certains rentrent dans la fonction publique.

« Il y a plusieurs personnes, assez haut placées dans la communauté francophone, qui ont participé au PJFM. »

L’on peut penser par exemple à Jean-Michel Beaudry, aujourd’hui directeur général de la Société de la francophonie manitobaine (SFM), qui a été premier ministre du PJFM en 2006.

Ou encore, Micheline Lafond, qui a participé au PJFM dans les années 1990, et a été présidente du Bureau des gouverneurs de l’Université de Saint-Boniface (USB).

Au-delà des discussions qui promettent d’être animées, Sébastien Fréchette insiste sur un élément important : le PJFM, c’est aussi pour s’amuser.

« On peut noter que ce n’est pas juste du sérieux le PJFM, l’on a beaucoup de plaisir! », lance-t-il.

« On a une soirée de bowling, une chambre d’évasion. Et, si les gens ne sont pas complètement à l’aise, il n’y a aucune pression. On veut vraiment que tout le monde puisse prendre part. »