Le Canada veut se positionner comme « un chef de file mondial » de la fabrication de véhicules de prochaine génération (électriques, connectés et autonomes), garantissant ainsi la pérennité d’un secteur qui soutient plus de 500 000 emplois et injecte 16 milliards $ annuellement dans le PIB.

Pour ça, le gouvernement fédéral a présenté une stratégie s’appuyant sur plusieurs points :

– Une allocation de 3 milliards $ via le Fonds de réponse stratégique et d’importants incitatifs fiscaux pour la productivité.

– Atteindre 75 % de ventes de véhicules électriques (VE) d’ici 2035 et 90 % d’ici 2040, soutenus par un programme d’incitatifs de 2,3 milliards $ et un investissement de 1,5 milliard $ dans les infrastructures de recharge.

– Le maintien de tarifs compensatoires contre les États-Unis, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques avec la Corée du Sud et la Chine pour diversifier les marchés et attirer des investissements.

– Un investissement de 570 millions $ pour la formation et le maintien en poste de jusqu’à 66 000 travailleurs.

« Nous prenons des décisions stratégiques et faisons des investissements générationnels afin de bâtir un secteur canadien de l’automobile solide, dans lequel les travailleurs canadiens construiront les voitures de demain », a notamment commenté le premier ministre, Mark Carney.

« La nouvelle stratégie de notre gouvernement pour le secteur de l’automobile permettra non seulement au Canada de participer à l’avenir du secteur, mais aussi de construire les meilleurs véhicules au monde, et ce, pour le monde entier », a ajouté Mélanie Joly, ministre de l’Industrie et ministre responsable de Développement économique Canada pour les régions du Québec.

L’objectif de cette stratégie est donc de réduire la dépendance de l’industrie automobile canadienne envers les États-Unis. Pour rappel, plus de 90 % des véhicules fabriqués au Canada et 60 % des pièces fabriquées au Canada sont exportés aux États-Unis.

L’idée est aussi d’accélérer dans l’industrie des véhicules électriques. Le programme d’incitatifs, mentionné précédemment, sera lancé le 16 février 2026 pour stimuler la demande intérieure.

Les incitatifs pourront atteindre jusqu’à 5 000 $ pour les véhicules électriques à batterie et à pile à combustible, et jusqu’à 2 500 $ pour les véhicules électriques hybrides rechargeables (VHR), et ils diminueront au fil du temps jusqu’en 2030.

À noter que le véhicule doit être fabriqué au Canada ou dans un pays ayant un accord de libre-échange avec le Canada et que la valeur maximale de transaction est fixée à 50 000 $, sauf pour les véhicules fabriqués au Canada, qui sont exemptés de ce plafond.