Par Sophie GAULIN, directrice et rédactrice en chef de La Liberté.

Les lignes oubliées de l’Histoire est une série balado qui est née d’un constat simple, mais persistant : l’histoire que l’on apprend, que l’on expose et que l’on relaie n’est jamais complète.

À La Liberté, nous nous sommes souvent demandé comment élargir ces récits, comment mieux comprendre ce qui a été transmis — et ce qui a été laissé de côté. Ce projet est alors né d’un désir profond : celui de créer un espace journalistique où l’on puisse prendre le temps de questionner les récits historiques, leurs angles morts et leurs conséquences sur notre manière de nous définir collectivement.

Très tôt dans la réflexion, une évidence s’est imposée : pour parler d’histoire aujourd’hui, il faut accepter de la regarder autrement. Non pas pour la réécrire, mais pour la complexifier, la compléter ou la nuancer Pour reconnaître que l’histoire est faite de voix multiples, parfois contradictoires, et qu’elle se construit autant par ce qui est raconté que par ce qui est resté sous silence. C’est dans cet esprit qu’est né ce projet journalistique, pensé comme un lieu de dialogue entre savoirs, expériences et disciplines.

Une autre évidence s’est imposée : pour mener cette réflexion, il fallait un partenaire partageant cette même exigence et cette même vision. La collaboration avec Histoire Canada s’est alors imposée naturellement, tant pour sa mission que pour son engagement en faveur d’une histoire accessible, plurielle et ancrée dans les réalités des Canadiennes et Canadiens. Cette affinité,ce désir de collaborer et ce projet sont nés après avoir travaillé avec cette merveilleuse équipe lors d’une conférence qu’ils avaient organisée l’an dernier sur l’Histoire inclusive en présence de la Gouverneure générale du Canada, Mary Simon.

À travers trois épisodes consacrés à l’éducation, aux musées et à l’espace public, puis aux médias, Les lignes oubliées de l’Histoire interroge les mécanismes de transmission du passé. Qui écrit l’histoire? Qui la transmet? Qui s’y reconnaît? Et quelles responsabilités portent celles et ceux qui enseignent, exposent ou diffusent des récits historiques?

Ces questions ne sont pas abstraites. Elles touchent à notre rapport au monde, à notre mémoire collective et à notre capacité à vivre ensemble. Enseigner l’histoire, la mettre en vitrine dans un musée ou la raconter dans les médias est toujours un acte chargé de sens. C’est pourquoi cette série donne la parole à des enseignant·e·s, chercheur·e·s, professionnel·le·s de la culture, journalistes et créateur·rice·s de contenu, qui réfléchissent aux enjeux d’inclusion, de décolonisation des savoirs et de reconnaissance des voix longtemps marginalisées.

Ce projet s’inscrit pleinement dans la mission de La Liberté : informer avec rigueur, nourrir la réflexion et faire dialoguer les communautés. La collaboration avec Histoire Canada, dont l’engagement envers une histoire accessible, vivante et plurielle rejoint nos valeurs, a permis de donner à cette démarche une portée nationale et une profondeur essentielle.

Avec Les lignes oubliées de l’Histoire, nous vous invitons à écouter autrement, à questionner ce que l’on croit savoir et à participer à une réflexion collective sur les récits qui façonnent notre passé — et notre avenir.

Au nom de l’équipe de La Liberté, je tiens à remercier chaleureusement Histoire Canada pour leur confiance et leur collaboration sans faille.