Réunissant six municipalités du Sud-Est manitobain, la Coopérative Rouge-Seine-Rats (RSR) amorce la phase concrète de son projet d’usine de traitement des eaux usées, appelé à soutenir la croissance démographique et économique de la région pour les décennies à venir.
Les choses se précisent pour la Coopérative de traitement des eaux usées Rouge-Seine-Rats (RSR).
Plus tôt ce mois-ci, le président du conseil d’administration de la Coopérative RSR, Jim Funk, annonçait la signature d’un accord avec le groupe AECON, pour la construction de l’usine de traitement.
« On est présentement dans l’étape où l’on veut commencer avec une pelletée de terre, on l’espère, au printemps », se réjouit Ivan Normandeau, préfet de la municipalité de La Broquerie qui précise tout de même qu’il reste encore « quelques petites choses à finaliser ».
L’on anticipe que la durée totale des travaux devrait se situer entre trois et quatre ans.
De son côté, Justin Johnson, chef de la direction de l’Association des municipalités bilingues du Manitoba (AMBM) déclare qu’une étape critique a été franchie vers l’aboutissement de ce projet.
Pour mener à bien ce projet dont le coût est estimé à 235 millions $, ce sont six municipalités qui se sont ralliées sous la bannière de cette coopérative.
Les municipalités bilingues de La Broquerie, De Salaberry, Ritchot et Taché, ainsi que Hanover et Niverville.
Le projet a bénéficié de l’aide financière des deux niveaux de gouvernements, soit 18 millions $ de la province et 21 millions $ du gouvernement fédéral.
Quant à savoir comment les coûts se sont partagés entre les différentes municipalités, ces informations ne sont pas encore publiques.
Il s’agit d’un projet d’une grande envergure, mais également d’une grande importance pour la région sud-est du Manitoba qui connaît beaucoup de changements. C’est ce qu’évoque Justin Johnson.
« Les municipalités qui participent au projet RSR sont des municipalités en pleine croissance démographique et économique. Un projet de telle envergure est une solution pour développer durablement cette région et s’assurer que nous ayons les outils pour soutenir cette croissance et que les niveaux de services essentiels soient maintenus. L’objectif, finalement, est de s’assurer que nos communautés puissent prospérer. »
À l’heure actuelle, et Ivan Normandeau le corrobore, les lagunes qui constituent le système de traitement actuel des municipalités concernées, ont atteint leur capacité maximale.
« C’est un projet qui nous permettrait de tenir pendant les 75 ou 100 prochaines années. Lorsque les lagunes sont à capacité, on a deux options. Soit on continue avec d’autres lagunes et il faut utiliser la terre de fermiers, soit on se met ensemble et l’on crée un projet comme celui-ci qui nous permettra de ne plus avoir besoin de lagunes. »
La plupart des lagunes existantes continueraient, a priori, d’être utilisées.
La station d’épuration devrait voir le jour au nord de Niverville et devrait être en mesure de traiter les eaux usées de 70 000 personnes.
Selon les derniers recensements de 2021, les six municipalités comptent à elles toutes 53 191 résidents.
Si le projet se concrétise, l’AMBM estime qu’il permettrait de créer la capacité nécessaire pour plus de 20 000 nouveaux logements, la création de 3 400 emplois et les retombées économiques sont estimées aux alentours de 1,9 milliard $.
« C’est un projet d’avenir qui permettra au Sud-Est de doubler sa population et d’attirer davantage d’entre- prises et d’assurer son essor économique pour les générations à venir. Avec quatre municipalités bilingues dans la coopérative RSR, par ricochet, c’est une réussite majeure pour elles aussi. »
Initiative de journalisme local.


