La sécurité dans les hôpitaux de la province est un sujet qui fait régulièrement les manchettes.

« La sécurité dans nos hôpitaux n’est pas une notion abstraite, elle est fondamentale. Au cours des dernières années, les infirmières, les médecins et les professionnels de la santé associés ont clairement fait savoir qu’ils avaient besoin de plus de soutien pour se sentir aussi en sécurité que possible au travail, en première ligne, dans l’exercice de leurs fonctions.

« Je tiens à m’adresser directement aux travailleurs de la santé de tout le Manitoba, car j’ai entendu vos préoccupations », a souligné d’emblée en conférence de presse Uzoma Asagwara, ministre de la Santé, des Aînés et des Soins de longue durée.

« Nous reconnaissons que nous devons trouver un équilibre entre la nécessité d’offrir un environnement de soins de santé accueillant, axé sur la prestation des soins dont les Manitobains ont besoin et qu’ils méritent dans leur parcours individuel vers la santé, et la sécurité de tous dans nos lieux de guérison », a poursuivi le Dr Chris Christodoulou, président et directeur général par intérim de Soins Communs Manitoba.

Pour palier cet enjeu, le gouvernement provincial a donc annoncé un ensemble de mesure pour renforcer la sécurité dans et autour des établissements.

D’abord, sur l’aspect numérique, la Province annonce une extension de l’application SAFE, lancée au mois d’octobre 2025 par Soins Communs, à l’Hôpital Saint-Boniface, au Centre des sciences de la santé de Winnipeg (HSC), au Centre régional de santé de Brandon, à l’Hôpital général Thompson et au Centre de santé de Swan Valley.

L’application, disponible pour iPhone et Android, fournit au personnel des alertes de sécurité en temps réel, une connexion directe aux services de sécurité, des notifications d’urgence et des outils de sécurité personnelle au sein d’une seule et même plateforme mobile afin d’améliorer la communication et la connaissance de la situation.

« L’application comprend également une ligne directe vers la sécurité du HSC, la possibilité de demander une escorte sécurisée avec notre personnel de sécurité, un trajet sécurisé et une alarme personnelle, entre autres fonctionnalités », ajoute le Dr Chris Christodoulou.

De plus, le gouvernement annonce ajouter 128 agents de sécurité en établissement, dont 60 au Centre des sciences de la santé de Winnipeg, 20 dans la région de Prairie Mountain Health, 18 à l’Hôpital Saint-Boniface, 18 à l’Hôpital Victoria General, 12 au centre de santé mentale de Selkirk, et cinq nouveaux agents de sécurité qui commenceront à travailler à l’hôpital Thompson General en mars 2026.

Aussi, l’installation de casiers sécurisés dans certains établissements, notamment à Thompson et à Swan River, est prévue. Ces casiers offrent un espace de stockage sécurisé aux points d’entrée afin de réduire le risque d’introduction d’objets interdits dans les hôpitaux.

« La violence n’a absolument pas sa place dans le secteur des soins de santé, surtout à l’encontre de ceux qui prodiguent chaque jour des soins aux Manitobains à leur chevet, qui s’occupent des familles et qui fournissent les meilleurs soins possibles dans les différents établissements de santé de notre province », a insisté Uzoma Asagwara.

Un constat partagé par le Dr Chris Christodoulou. « La sécurité des patients ne peut être assurée sans la sécurité du personnel. Il s’agit d’un principe fondamental dans le domaine des soins de santé, qui reconnaît que le bien-être des patients est indissociable, je le répète, indissociable de la santé et de la sécurité de leurs prestataires. »