Porté par la Division de l’éducation permanente de l’Université de Saint-Boniface (USB), ce projet, proposé pour la première fois dans le cadre du Festival du Voyageur, visait à rapprocher encore davantage le public de la culture francophone, dans un esprit à la fois ludique et inclusif.

« On cherche davantage à nous rapprocher de la communauté qui s’intéresse à ces activités déjà », explique Angela Neufeld, coordonnatrice à la Division de l’éducation permanente de l’Université Saint-Boniface.

Selon elle, le festival représente un terrain idéal : « Il y a beaucoup de francophones et de francophones en herbe, mais aussi des gens qui s’intéressent mais qui ne savent pas comment apprendre le français. »

L’objectif de ces ateliers est double : offrir un service concret aux visiteurs tout en leur donnant envie de poursuivre leur apprentissage au-delà de l’évènement.

Cinq ateliers, d’une durée de 15 minutes, se sont déroulés au cours de l’après-midi. Pensés pour un public débutant, ils ont réuni en moyenne 10 à 15 participants selon Angela Neufeld, dans une ambiance conviviale et participative.

« Ce n’est pas juste écouter une personne leur parler en français, ils s’approprient la langue, ils communiquent », souligne-t-elle.

Parmi le matériel pédagogique, des vêtements, des fiches de vocabulaire et des affichettes pour apprendre en s’amusant.
Parmi le matériel pédagogique, des vêtements, des fiches de vocabulaire et des affichettes pour apprendre en s’amusant. (photo : Virginie Frere)

Un apprentissage par le jeu

Les ateliers étaient animés par Élaine Tougas, enseignante de langue française à l’USB depuis dix ans.

Une leçon type commençait par une introduction simple mais essentielle : apprendre à se présenter.

« Juste apprendre à dire je m’appelle, c’est déjà comme ça qu’on commence », précise l’enseignante Élaine Tougas.

Rapidement, les participants ont découvert du vocabulaire lié au festival, notamment les vêtements traditionnels du festivalier comme la tuque, le capot ou encore les mitasses.

S’en est suivi des activités interactives. Les participants ont été invités à manipuler les vêtements traditionnels, chanter une chanson revisitée expressément par l’enseignante sur l’air de Un pied mariton de la chanteuse Carmen Campagne, et aussi se déplacer dans l’espace.

« Je nomme un item de vêtements, puis ils doivent le trouver dans la salle », explique Élaine Tougas.

Au centre, Élaine Tougas, enseignante de langue française et animatrice des ateliers de français, avec les participants.
Au centre, Élaine Tougas, enseignante de langue française et animatrice des ateliers de français, avec les participants. (photo : Virginie Frere)

Cette approche dynamique vise à mobiliser à la fois la mémoire visuelle, auditive et corporelle.

L’accent était mis sur le plaisir d’apprendre. « S’amuser, c’est une vraiment bonne façon d’apprendre », rappelle l’enseignante, qui n’a pas hésité à « faire le clown pour faire reposer les gens » et les mettre en confiance.

Dans un contexte où parler une nouvelle langue peut rendre vulnérable, cette bienveillance est essentielle. Face à l’enthousiasme du public, Angela Neufeld a confié qu’elle espérait vivement reconduire l’initiative l’année prochaine.