Et, le 2 mars, après une tournée dans l’Est, elle sera de retour, chez elle au Manitoba, pour un concert.
C’est un moment important dans sa carrière que vit présentement Jocelyne Baribeau.
Du début de l’élaboration de cet album jusqu’à ces derniers jours, la chanteuse a été très occupée.
L’an passé, pendant l’enre- gistrement de 200 acres, Jocelyne Baribeau avait rencontré une équipe de gérance à Québec, le Groupe Fovéa.
Et par la suite, elle a également signé avec le label Productions Flèche.
Avoir toute une équipe autour d’elle, qui a notamment œuvré à la faire connaître dans l’Est, a été toute une aventure. Elle revient sur ces dernières semaines intenses.
« C’est vraiment une superbe et belle aventure. Ça fait longtemps que j’ai commencé le projet 200 acres. Les premiers pas en studio, c’était il y a quand même un bon bout. De pouvoir finalement partager avec un public le spectacle, ça fait du bien », résume-t-elle d’emblée.
L’artiste franco-manitobaine a donc beaucoup joué à l’Est, au Québec, et même été à Ottawa au début du mois de février au Centre national des Arts.
« J’y ai fait une résidence pendant quatre jours. On a passé du temps à peaufiner le spectacle, à travailler des choses que je ne fais pas typiquement. C’est la première fois que j’ai pu prendre ce temps-là pour bâtir.
« Puis, on a lancé le vinyle de l’album là-bas. Ensuite, j’étais au Verre Bouteille à Montréal, puis je suis allée à Québec pour un autre spectacle.
« J’ai discuté avec des gens de l’industrie pour me faire connaitre. C’est vraiment la première fois que je sors au Québec, lancer un album et que j’ai des gens qui m’entourent pour aider à propulser le projet. »
Jocelyne Baribeau le ressent bien : sa carrière a pris une nouvelle tournure depuis plusieurs mois. Une nouvelle réalité qu’elle embrasse sans modération.
« C’est occupé, mais ça fait du bien! Si l’on travaille là-dedans, c’est pour faire partager nos chansons.
« Et c’est par ces entrevues et ces moments-là avec le public qu’on peut avancer les choses. Il y a un beau petit vent qui me pousse dans le dos. C’est certain que ça vient des plaines, ce vent-là aussi, parce que j’ai toute ma communauté qui semble autant vouloir ça pour moi que moi. »
Tout ce travail porte ses fruits. Jocelyn Baribeau confie avoir de bons retours du public québécois. Même si 200 Acres est une production hyper locale, l’album a été enregistré près de Sainte-Anne, et qu’il parle de la vie de l’artiste, sa famille, ses voisins, le monde rural, il a un écho dans d’autres régions du pays.
« Dans cet album, ce sont toutes de vraies histoires. Et, je pense que les gens, ça les fait rêver un peu les plaines des Prairies.
« Au Québec, des gens ne connaissent pas notre histoire, ils ne savent pas qu’on est là. J’ai toujours ça à expliquer un peu. Mais il y a aussi de plus en plus de gens qui disent : j’aimerais trop venir voir ça et rencontrer des francophones de chez vous. »
Les Prairies attendent donc maintenant le retour de Jocelyne Baribeau. Ça se passera le 2 mars au Belle’s Kitchen + Music Hall (1212 Nairn Ave, Winnipeg), à partir de 19 h.
La première partie sera par ailleurs assurée par l’artiste folk Abrielle Turenne-Bisson. Jocelyne Baribeau a hâte d’être à cette date.
« C’est boucler la boucle. Venir partager cet album avec les gens de chez nous, ça va me faire du bien.
« C’est toujours ma place préférée, ça le sera toujours. C’est impossible que ce ne soit pas ma place préférée de chanter.
« Je vois les gens qui m’ont aimée du départ de ma carrière, où j’étais tellement nerveuse. Je me rappelle toutes ces occasions-là où le public a quand même été là avec moi. C’est beaucoup grâce à cet appui-là que je fais ce que je fais maintenant. »

