Rob Ashton, Tanille Johnston, Avi Lewis, Heather McPherson et Tony McQuail sont les cinq candidats en lice pour cette course à la chefferie.
L’un d’eux sera le nouveau leader du Nouveau Parti démocratique (NPD) du Canada et prendra la suite de Jagmeet Singh qui avait démissionné de son poste à l’issue des élections fédérales d’avril 2025.
Des élections dans lesquelles le parti avait connu une lourde défaite. Seuls sept députés néo-démocrates ont été élus, ne permettant pas à la formation politique de constituer un parti officiel au Parlement.
Pour rappel, lors des élections fédérales de 2021, 25 députés néo-démocrates avaient été élus.
La personne qui sera désignée par le parti aura donc un important travail pour relever la formation néo-démocrate.
Déficit d’image
D’abord, il y a la question de la reconnaissance. En effet, la course à la direction du NPD, bien qu’essentielle pour la survie du parti, peine à captiver son propre électorat.
Cette semaine, un sondage de l’institut Angus Reid mené auprès de 1 164 anciens électeurs du NPD souligne un déficit d’image majeur pour l’ensemble du contingent de candidats :
44 % des anciens électeurs ne reconnaissent aucun candidat et 21 % ne savent pas qui ferait le meilleur chef.
Parmi les candidats, Avi Lewis, meneur dans la collecte de fonds, récolte 13 % d’appui global (grimpant à 26 % chez les électeurs ayant voté NPD lors des quatre dernières élections).
Heather McPherson arrive en deuxième position avec 9 %. Rob Ashton (3 %), Tanille Johnston (3 %) et Tony McQuail (2 %) peinent à percer.
Le NPD du Canada a tout de même signalé que le nombre d’adhérents a augmenté de plus de 67 % depuis le début de la course « et a établi des records en matière de collecte de fonds pour la direction. »
Des défis pour l’avenir
Malgré tout, plusieurs défis attendent le parti. D’abord, il y a la perception de son identité.
Selon les résultats du sondage d’Angus Reid, bien que 69 % des anciens électeurs considèrent encore le parti comme celui de la classe ouvrière, 23 % ne sont pas d’accord.
Ce sentiment est particulièrement fort chez ceux qui ont quitté le NPD pour voter pour le Parti conservateur du Canada (PCC) en 2025.
Aussi, si 69 % des anciens électeurs estiment que le parti est toujours pertinent, 24 % jugent le NPD désormais non pertinent.
Quant à l’avenir, 40 % des anciens sympathisants croient que les meilleurs jours du NPD sont derrière lui, contre 47 % qui pensent le contraire.
Le congrès commence ce vendredi soir au Centre RBC de Winnipeg et s’achèvera par l’élection du prochain chef permanent ce dimanche 29 mars.
2 000 personnes sont attendues dans la capitale manitobaine pour cet évènement.
