Le Canada a annoncé vendredi la mise en place d’un Conseil national sur l’intelligence artificielle (IA), chargé notamment de formuler des “conseils indépendants”, quelques mois après avoir lancé une stratégie nationale pour une technologie “responsable” et au service de la “souveraineté”.
“Le nouveau Conseil national sur l’IA informera et conseillera le gouvernement sur la manière la plus efficace de déployer l’IA au Canada”, a déclaré dans un communiqué le Premier ministre Mark Carney.
Il s’agira pour ce conseil de “gérer les risques, de saisir les occasions et de veiller à ce que l’IA améliore la vie” des Canadiens, a-t-il ajouté.
Treize membres issus du monde des affaires ou de la communauté scientifique, dont Yoshua Bengio, considéré comme l’un des pères fondateurs de l’IA, forment ce nouvel organe qui travaillera en collaboration avec le cabinet de Mark Carney.
Dans un entretien à l’AFP en septembre, Yoshua Bengio avait exprimé ses inquiétudes face à une IA “hors de contrôle” et appelé à l’instauration de “garde-fous”.
Tandis que le débat sur les risques de l’IA est monté en puissance au cours des derniers mois, après une série d’incidents, le Canada tente de se positionner comme un acteur responsable du secteur.
Le pays a en ce sens conclu, le 16 septembre, un accord avec l’Allemagne afin de travailler au développement d’une “technologie au service de l’humain”, comme l’avait indiqué le ministre canadien de l’Intelligence artificielle, Evan Solomon.
La stratégie canadienne baptisée “L’IA pour tous”, lancée en juin, doit en outre favoriser l’adoption de l’IA à plus grande échelle dans un contexte de concurrence accrue et de relations tendues avec les États-Unis.
Dans le cadre de la stratégie de diversification des partenariats internationaux destinée à réduire la dépendance au voisin du sud, Mark Carney a ainsi évoqué, aux côtés d’Emmanuel Macron, la nécessité d’un “accès sécurisé à l’intelligence artificielle” à l’occasion de leur rencontre à Saint-Pierre-et-Miquelon le 20 septembre.
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