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5 COMMENTAIRES

  1. Malheureusement mon candidat a perdu son siege. Ce que nous temoignons n’est nul autre qu’une polarization de valeurs avec resultat egoiste pour les conversateurs. Ils ont finalement leur majorite. Nous verrons bien dans quelle direction ils meneront le pays. americains nordiques?

  2. Thierry Lapointe écrit dans son analyse: « C’est 25 % de l’électorat qui aura donné 100% du pouvoir à ce nouveau gouvernement. »

    Cependant, si 40% de l’électorat ne s’est pas présenté aux urnes pour voter, ont pourrait conclure qu’ils se disent satisfaits de n’importe quel résultat.

    De toute façon, en ne votant pas eux aussi font partie de ceux qui ont  » donné 100% du pouvoir à ce nouveau gouvernement », et donc 65% des Canadiens sont satisfaits des résultats de cette élection.

  3. Plutôt que de spéculer sur les intentions/appréciations de ceux qui ne se sont pas prévalus de leur droit de vote, il serait plutôt nécessaire d’évaluer les données à notre disposition: Seules les préférences politiques d’une minorité d’électeurs(4 sur 10) seront exprimées par ce gouvernement. Inversement, les préférences de la majorité, soit 6 électeurs sur 10 ne seront pas exprimées par celui-ci. Le point est que dans notre système électoral il n’est pas essentiel de convaincre une majorité d’électeurs pour prendre le contrôle absolu du pouvoir législatif. C’est un aspect qui alimente le cynisme et l’apathie citoyenne envers les élus.

  4. « Seules les préférences politiques d’une minorité d’électeurs(4 sur 10) seront exprimées par ce gouvernement. »

    Cette logique me semble simpliste.

    Premierement, il ne faudra pas insinuer que ceci est propre ou unique à « ce gouvernement ». Ce fut pareil pour maints autres gouvernements, inclu celui de Jean Chrétien. C’est presqu’inévitable quand nous avons plus de deux partis politiques. Réduire le nombre de partis politiques seulement pour atteindre 50% plutot que 40% serait anti-démocratique.

    De plus, le gouvernement ne gere pas les affaires d’un pays seulement pour les 40% des 60% de l’électorat qui ont voté, mais pour toute la population, incluant ceux qui n’ont pas encore le droit de vote.

    Finalement, il ne faut pas assumer que que 100% des politiques du parti que nous supportons sont nos « préférences politiques », ni que 100% de nos « préférences politiques » sont contraires à 100% des politiques des autres partis.

  5. L’objet de mon propos était de souligner les distortions importantes de notre mode de scrutin au niveau de sa capacité à traduire la répartition du pouvoir en relation avec les votes exprimés. Non seulement ce mode de scrutin avantage les partis politiques qui bénéficient d’un appui géographiquement concentré, mais donne un avantage indéniable au parti politique qui bénéficie de la pluralité des votes. On parle ici d’un avantage de 15% en sièges sur les voix recuillies. Ce qui est particulièment important étant donné que nous vivons non pas dans un système présidentiel où il existe des contrepoids, mais dans un système parlementaire où en situation de majorité le gouvernement a la maîtrise de livier législatif et exécutif. Bien évidemment, il s’agit d’un problème qui dépasse le contexte actuel.

    Mais puisque le gouvernement conservateur est le premier de l’histoire politique du pays à avoir été défait pour outrage au parlement, c’est-à-dire d’avoir menti à la chambre en falsifiant des documents et à avoir systématiquement refusé aux députés les renseignements nécessaires afin qu’ils remplissent le mandat pour lequel ils ont été travail, ces élections étaient particulièrement importantes. Faut-il également rapeller que ce même gouvernement fut le premier de l’histoire à utiliser la prorogation comme outil politique afin d’éviter la sanction de la chambre (vote de non-confiance).

    6 Canadiens sur 10 n’ont pas exprimé leur confiance envers ce parti. Plusieurs désiraient, à tout le moins qu’il ne bénificie pas de la majorité puisqu’une majorité dans notre système politique permet de mettre de l’avant toutes les initiatives législatives sans égard aux oppinions exprimés par les élus de l’opposition. C’est en ce sens que les préférences de 6 Canadiens sur 10 ne sont pas exprimées. Évidemment, c’est un problème structurel accentué par l’intransigeance politique qu’a démontré le parti conservateur depuis 2006
    l’égard des élus de l’opposition. La solution n’est pas moins de partis politiques. Au contraire. Ce serait plutôt d’envisager une réforme du mode de scrutin afin que notre système politique puisse être en mesure d’exprimer la pluralité des visions, intérêts et programmes des forces politiques du pays. L’Allemagne qui est une fédération possède un mode de scrutin proportionnel mixte qui combine la représentation géographique des élus avec une dimension de proportionnalité de la représentation en relation avec les votes reçus.

    Finalement, en situation minoritaire, ce parti a démontré qu’il n’était pas prêt à gouverner pour tous les Canadiens puisqu’il a systématiquement refusé d’acquiescé aux demandes des députés de l’opposition (qui bénéficient d’une majorité des suffrages). N’est-ce pas ce même gouvernement qui a remplacé le terme Gouvevernement du Canada par le terme Gouvernement Harper? Les Conservateurs ont réussi à gagner la majorité des sièges en ciblant une trentaine de circonscriptions et ils ont mis de l’avant une plateforme qui lui permettrait de remporter celles-ci. Il ne leur a fallu qu’une augmentation de 5% des suffrages dans une vingtaine de circonscriptions ontariennes pour en arriver à ce résultat. Ce n’est pas gage d’un gouvernement qui saura gouverner pour tous les Canadiens, y compris ceux et celles qui sont en désaccords avec ses politiques et son idéologie.

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