Le premier Forum pancanadien sur le développement économique en francophonie canadienne, qui s’est tenu du 31 octobre au 2 novembre dernier au Québec, a posé les bases d’actions pour renforcer la place de la francophonie dans l’économie canadienne.

 

LA LIBERTÉ (PRESSE CANADA)
Louis Allain.

Quelque 250 personnes issues des secteurs publics, privés et associatifs de partout au Canada, dont une douzaine du Manitoba, se sont rassemblées du 31 octobre au 2 novembre 2012 à Gatineau, au Québec, à l’occasion du premier Forum pancanadien sur le développement économique en francophonie canadienne.

Organisé à la suite d’une recommandation prise en juin 2010 par les membres de la Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne, ce Forum avait pour objectifs de « connaître l’espace économique francophone, approfondir les conditions essentielles au développement économique de la francophonie canadienne et élaborer un plan d’action intégré », révèle la responsable des relations de presse du Forum, Guylène Villeneuve.

La présidente du Comité directeur du Forum, Aldéa Landry, souligne pour sa part l’importance de « créer un dialogue pancanadien avec les représentants gouver­nementaux, communautaires et du milieu des affaires afin d’accroître leur contribution collective à la consolidation d’un espace économique francophone canadien ».

Le directeur général du Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba (CDEM), Louis Allain, faisait partie de la délégation manitobaine.
« Nous avons participé car les enjeux explorés lors de ce Forum nous concernent, affirme-t-il. De plus, avec notre expérience manitobaine d’un développe­ment qui mise sur les Municipalités, nous avions beaucoup à apporter au niveau national pour aider le développement économique local. »

Pistes d’action

Au terme du Forum, les participants ont établi six pistes d’action prioritaires dans le cadre du Plan d’action intégré qui est ressorti des discussions : les marchés et la commercialisation, l’entreprenariat, l’intégration économique, les partenariats durables, le financement, et les politiques publiques et la réglementation.

« On veut notamment créer une cartographie multidimen­sionnelle des entreprises et des milieux associatifs dans l’espace économique francophone, rapporte Louis Allain. Ça nous permettra de savoir qui sont les joueurs. C’est important car on possède déjà des données, mais elles ne sont pas assez précises. »

Le Forum a aussi lancé la discussion pour uniformiser, pour la première fois, la définition de l’espace francophone écono­mique dans toutes les régions.

« C’est important d’avoir une définition commune à tous, estime Louis Allain. Ça va aider nos échanges commerciaux, notre insertion professionnelle, notre partage d’expertises car on a beaucoup à apprendre des autres, ainsi que favoriser l’agrandissement de l’espace francophone. Et ce, toujours avec la visée commune des marchés globaux. »

Par ailleurs, le directeur général du CDEM a apprécié les opportunités de réseautage qu’offrait le Forum. « J’ai eu de bonnes rencontres avec le CEFRIO, du Québec, qui propose des approches dynamiques pour l’utilisation du numérique dans les régions éloignées, se réjouit-il. C’est très intéressant pour nous au Manitoba. »

Si le premier Forum pancana­dien sur le développement économique en francophonie canadienne a déjà donné sur place de bons résultats, ce n’est donc que le début.

Des suivis sont déjà prévus, notamment la publication d’un rapport des résultats du Forum en janvier 2013, une mise à jour de la participation des gouvernements lors de la Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne de septembre 2013 au Manitoba, puis un premier bilan de l’avancement du Plan d’action intégré en 2014.

« Il y a une volonté commune des participants de poursuivre cette initiative de créer un écosystème économique franco­phone, observe Louis Allain. C’est pourquoi cette communauté à destin stratégique s’est dotée d’un plan intégré et de pistes de suivis. »

Le Forum pancanadien sur le développement économique en francophonie canadienne s’est donc avéré « un nouveau début vers une vision à plus long terme qui facilitera la pleine participation de la francophonie à l’économie canadienne, conclut Guylène Villeneuve. C’était une opportunité unique de dialoguer sur les priorités et les moyens à instaurer pour y arriver ».

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