Victime de la violence familiale, Mimi a souligné la contribution positive des organismes qui offrent un hébergement aux femmes, lors du déjeuner annuel de l’Entre-Temps des Franco-Manitobaines.

 

LA LIBERTÉ - PRESSE CANADA

Une victime de la violence familiale, Mimi raconte son cheminement lors du quatrième déjeuner annuel de l’Entre-Temps des Franco-Manitobaines.

 

Le quatrième déjeuner annuel de l’Entre-Temps des Franco-Manitobaines, tenu le 18 novembre dernier, s’est avéré une occasion pour les quelque 180 personnes qui y ont assisté, d’entendre un puissant témoignage sur l’importance du soutient prodigué par l’organisme aux victimes de violence familiale.

« Grâce à l’Entre-Temps, j’ai pu non seulement trouver un refuge contre la violence verbale et psychologique de mon ancien conjoint, mais j’ai également pu retrouver la stabilité émotionnelle nécessaire pour reconstruire ma vie, indique Mimi, une Winnipégoise qui, en plus de quitter une relation toxique, a quitté le monde de la prostitution et de la drogue. J’ai obtenu du counselling et je me suis redécouverte.

« Mes deux enfants ont égale­ment reçu des soins psychologiques, poursuit-elle. Ensemble, nous rebâtissons notre famille et nous cheminons vers une vie familiale saine et stable.

L’Entre-Temps m’a fait comprendre que je ne suis malheureusement pas la seule victime de l’abus. Je travaille présentement à compléter un baccalauréat en travail social, afin de venir en aide à mon tour aux femmes qui, comme moi, se sont retrouvées victimes de violence familiale. »

En outre, le public a eu droit à des commentaires d’une brochette d’invités, notamment le sergent détective du Service de police de Winnipeg, Arlene Kramble et le ministre provincial de la Justice et procureur général du Manitoba, Andrew Swan.

« La violence familiale demeure un des grands fléaux de notre ville, indique Arlene Kramble. Pour ses victimes, il est difficile de s’en sortir. De plus, la violence familiale est présente dans tous les secteurs de la société. Le mythe que ce sont les moins nantis, ou encore les personnes affligées par une maladie mentale, qui la causent ou la subissent, perdure malheureusement encore. »

En fait, en 2011, la police de Winnipeg a répondu à 17 240 inci­dents de violence familiale.

« Il y a encore bien du chemin à faire, indique Arlene Kramble. D’où l’importance d’organismes comme l’Entre-Temps des Franco-Manitobaines. »

Le déjeuner de l’Entre-Temps des Franco-Manitobaines – lui-même une collecte  de fonds – a permis à l’organisme de recevoir un chèque de 2 000 $ de Francofonds.
Par Daniel BAHUAUD

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