L’appel de la terre, pour Louise May, a été plus intense qu’elle l’avait imaginé au départ. D’abord un hobby, la ferme est devenue son nouveau mode de vie. Elle n’hésite pas à le partager avec toutes les personnes intéressées par les activités rurales.

© 2013 La Liberté (Manitoba)
Tous les matins, Louise May trait ses 35 chèvres. Ici, c’est au tour de la petite Marie de se soumettre à l’exercice, ce qu’elle fait très sagement.

Chèvres, chevaux, alpacas, poules, chiens et chats partagent à temps plein le quotidien de Louise May depuis le mois de septembre dernier.

« Je suis amoureuse des animaux depuis toujours, déclare la propriétaire de la Ferme Aurora, située à Saint-Norbert. Enfant, je passais déjà beaucoup de temps dans les fermes. Je sollicitais des leçons d’équitation en échange de quelques tâches d’étable. »

Si la Franco-Manitobaine a choisi de changer de vie, elle ne l’a cependant pas fait du jour au lendemain. La naissance et la mise en place de son projet ont demandé un peu de temps.

« Alors que je dirigeais le Centre des arts de Saint-Norbert, j’ai eu envie de me rapprocher davantage de la nature, explique-t-elle. C’est la raison pour laquelle, il y a huit ans, j’ai fait l’acquisition de ma ferme. Il s’agissait pour moi, à l’époque, de gérer une petite ferme récréative, juste pour le plaisir. J’avais l’intention de continuer à travailler au Centre des arts. »

Une famille grandissante

Louise May a commencé son élevage d’animaux avec un couple de chèvres et un couple d’alpacas. Elle possède aujourd’hui 35 chèvres, 16 alpacas, mais aussi 19 chevaux, dont neuf en logement, de nombreuses poules et plusieurs chiens et chats.

Avec le temps et l’envie, elle a appris à fabriquer différents produits alimentaires et non alimentaires à partir de ce que lui offre sa ferme.

« Je conçois des produits de beauté à partir du lait de chèvre, tels que du savon, du shampoing, des crèmes pour la peau ou encore du dentifrice, énonce la passionnée. Je tricote des vêtements à partir de la laine de mes alpacas, dont des bonnets, des écharpes et des mitaines. »

Vers une petite entreprise

Son nouveau style de vie et ses activités rurales la satisfaisant pleinement, Louise May, bientôt, a réévalué ses priorités profes­sionnelles.

« L’idée de créer une petite entreprise familiale m’a séduite, révèle-t-elle. J’ai pensé aux activités que je pourrais mener moi-même et j’ai également songé à l’avenir de ma fille. Zona étant cavalière professionnelle, je me suis dit qu’il serait intéressant pour elle de disposer d’un lieu où proposer des cours d’équitation. »

Ces deux dernières années, Louise May a continué à travailler au Centre des arts de Saint-Norbert, mais plus qu’à mi-temps. Et, en septembre dernier, après 25 ans d’activités au Centre, elle a décidé de quitter son emploi pour s’occuper exclusivement de sa ferme grandissante.

« Je multiplie les activités au sein de la ferme, explique Louise May. J’organise des journées portes ouvertes qui permettent aux intéressés de venir visiter mon lieu de vie ou de suivre une leçon d’équitation avec ma fille.

« Je mets en place de plus en plus d’ateliers, pour des groupes scolaires ou familiaux, à travers lesquels je partage mon goût pour les choses simples et mon désir de fabriquer mes propres produits », continue-t-elle.

Et lorsque Louise May n’est pas dans sa ferme, on la retrouve en divers lieux et places, comme le Festival du Voyageur ou le marché de Saint-Norbert, où elle invite les visiteurs à découvrir les trésors qu’offre Mère Nature lorsqu’on la respecte et qu’on accepte de vivre à son rythme.

 

Par Angelika ZAPSZALKA

separateur

 

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