La clinique Corydon Village Medical Centre a ouvert ses portes. Les francophones y sont les bienvenus!

LA LIBERTÉ (MANITOBA)
Dr. Cherine Sidhom.

Depuis quelques mois, la clinique Corydon Village Medical Centre a ouvert ses portes. Située sur l’avenue Corydon, elle offre un cadre accueillant mais surtout du service en français. « Je veux avant tout servir ceux qui ont le plus besoin d’un médecin, explique le médecin, Dr. Cherine Sidhom.

« Les francophones et les personnes âgées sont ma priorité », précise-t-il. Mais il ne s’agit aucunement d’une discrimination. « Ce sont les francophones qui ont le plus de mal à trouver un médecin qui peu directement les comprendre », reconnaît-il. De plus la porte de sa clinique n’est pas fermée aux anglophones.

« Les portes de Corydon Village Medical Centre sont aussi ouvertes aux anglophones qui vivent dans le quartier, affirme Dr. Cherine Sidhom. Mais quand ils viennent de loin, je ne veux pas les prendre comme patients car je suis sûr qu’ils ont certainement un médecin qui peut prendre soin d’eux dans leur région. »

Tel n’est pas le cas pour les francophones. « Par contre, je veux bien recevoir des francophones qui viennent de loin parce que je comprends l’importance de se faire servir en français surtout dans un domaine tel que celui de la santé », ajoute-t-il.

| Un parcours intéressant

Originaire d’Égypte, Dr. Cherine Sidhom a immigré au Canada en 2002. Avant son arrivée, il avait déjà exercé pendant une dizaine d’années dans son pays natal et à Dubaï. Mais ici, il a dû se remettre aux études. « Il fallait reprendre tous les examens pour être qualifié à travailler ici », confie Dr. Cherine Sidhom.

Après avoir passé tous ses examens et fait de nombreux stages, le nouveau médecin accrédité a repris l’exercice de la profession en 2008. « J’ai débuté à Thompson où je suis resté pendant trois ans. C’était une belle expérience mais je recherchais toujours une plus grande communauté francophone, affirme Dr. Cherine Sidhom.

« De Thompson, j’ai travaillé à Saint-Pierre-Jolys pendant quelques années avant de venir à Winnipeg », ajoute-t-il.

À son arrivée à Winnipeg, Dr. Cherine Sidhom a travaillé dans différentes cliniques sans rendez-vous. Mais insatisfait, il a décidé de créer la sienne. « Les cliniques où je travaillais n’étaient pas vraiment à l’image de ce que je voulais », souligne-t-il. Je voulais une clinique qui pouvait accorder plus de place et d’attention aux patients. C’est pour cela que j’ai ouvert celle-ci.

| Même science, différentes pratiques

Grâce à son expérience dans différents pays, le docteur Cherine Sidhom apprécie à sa juste valeur la pratique de la médecine au Canada. « La grosse différence est surtout au niveau des standards, reconnaît-il.

« Il y a des règles strictes à suivre ici mais pas en Égypte, confie le médecin. De plus, il n’y a pas la pression des gouvernements ». Ceci a des avantages mais aussi des inconvénients. « En Égypte, on est plus libre mais ce n’est pas toujours en faveur des patients. Dans un pays comme l’Égypte, il faut avoir une grande conscience profes­sionnelle pour bien faire son travail, explique Dr. Cherine Sidhom.

À Dubaï, « les femmes ne peuvent pas aller consulter un médecin homme », confie-t-il. Mais ici ce n’est pas le cas. Les médecins sont plus encadrés. « Même s’il y a de petites choses à revoir, l’exercice de la profession est bien meilleure au Canada aussi bien pour les médecins que pour le patient », témoigne le docteur.

| Accommoder les patients

Dans sa nouvelle clinique, Dr. Cherine Sidhom accommode non seulement les patients francophones mais il intègre aussi des standards qui tendent à disparaître. De la propreté de l’environnement à la qualité des réceptionnistes, rien ne doit être laissé au hasard. « C’est très important, lance-t-il. Une clinique, ce n’est pas juste un lieu de travail ».

Aussi Dr. Cherine Sidhom trouve important d’accorder le temps nécessaire à chaque patient. « Il y a quelques années, le temps d’entrevue avec les patients étaient de 15 minutes. Aujourd’hui, c’est passé à 5 minutes à cause du manque de médecins », témoigne-t-il. Mais il veut que ça change.

« Dans ma clinique je veux retrouver les anciens standards. Même si certains patients peuvent être satisfaits en 5 minutes, ce n’est pas le cas de tous », pense-t-il. Selon lui, certaines personnes comme les aînés et ceux qui ont des problèmes plus graves ont besoin de plus de temps, « et il faut les écouter », conclut-il.

 

 

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