Du 19 au 29 décembre, le Ballet Royal de Winnipeg interprètera le ballet Casse-Noisette, telle une tradition qui sonne le temps des fêtes. Le danseur franco-canadien Xavier Reigneau-Hawke y fera ses pointes.

Le soir de Noël, Clara reçoit de son oncle un casse-noisette. Pendant la nuit, une merveilleuse féerie commence : dans le salon, les jouets s’animent et le casse-noisette se transforme en prince. Du 19 au 29 décembre, le Ballet Royal de Winnipeg (RWB) interprètera le ballet-féérie Casse-Noisette, chorégraphié par Galina Yordova et Nina Menon. Le danseur franco-canadien, Xavier Reigneau-Hawke dansera sur la partition de Tchaïkovski.

Xavier Reigneau-Hawke dansera sur Casse-Noisette avec le Ballet Royal de Winnipeg.
Xavier Reigneau-Hawke dansera sur Casse-Noisette avec le Ballet Royal de Winnipeg.

Dans l’ouverture du premier acte, Xavier Reigneau-Hawke jouera le rôle d’un parent de la jeune fille. Quelques pirouettes plus tard, il sera soldat du prince, armé d’un chapeau haut et d’un long fusil. Des accessoires qui lui rendent la danse encore plus difficile. « Le chapeau modifie mon centre de gravité, je suis donc obligé de réajuster toute ma danse, explique le jeune homme. Le fusil est un vrai danger sur scène, il faut faire attention à ne pas frapper les autres danseurs. » Mais Xavier Reigneau-Hawke a le sourire. Danser Casse-Noisette avec le RWB est important pour sa carrière, un tremplin.

Le danseur a intégré le programme aspirant du RWB cette année. Une transition vers la professionnalisation. « C’est faire partie de la compagnie sans en faire partie. Les danseurs du programme aspirant forment une sorte de réserve dans laquelle viennent piocher les chorégraphes à la fin de l’année », explique le Franco-Canadien. Contrairement aux danseurs professionnels, ceux du programme sont seulement rémunérés lors des représentations, et non pas durant les répétitions. Ils ne peuvent pas vivre de la danse.

Originaire de Chicoutimi au Québec, Xavier Reigneau-Hawke tombe en amour avec la danse à la suite d’une histoire de famille cocasse. À quatre ans, sa sœur demande à danser. Mais, à une seule condition : qu’elle danse avec son petit frère, d’un an son cadet. Ironie du sort, c’est lui que la danse a mordu.

À 12 ans, il quitte le cocon familial pour l’école de danse de Winnipeg. Il monte la première fois sur scène pour danser La Belle au bois dormant. Il consacre sa jeunesse à sa passion, parfois à coups de sacrifices, « chaque danseur a eu envie d’arrêter un jour, mais ceux qui ont fait de grandes choses sont ceux qui ont été capables de s’en relever et de continuer à danser ».

Après des études de danse à Lyon, Montréal, et Boston, il se fait repérer par André Lewis, le directeur artistique du RWB, lors du Young America Grand Prix (YAGP) à New York, l’an dernier. À 19 ans, il revient à Winnipeg, lieu de ses débuts.

| « Être avec des filles »

Pourquoi la danse classique? « D’abord pour être avec des filles tous les jours, plaisante le danseur, plus sérieusement, pour le niveau d’exigence et de difficulté de la danse classique. La maîtrise du mouvement doit être telle qu’il faut arriver à donner l’impression de facilité et être plaisant à regarder. »

Son objectif? Entrer dans la compagnie du RWB. Son rêve, danser le pas de deux du Corsaire, extrait du ballet de Marius Petipa, créé à Saint-Pétersbourg en 1899, dont le sujet est tiré du poème de Byron. Un des premiers succès de Rudolf Noureev, « un ballet où le danseur est lui aussi sublimé et n’est plus seulement considéré comme celui qui porte, ou qui met en valeur les danseuses », souligne Xavier Reigneau-Hawke.

Manon BACHELOT

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