Jon Laclan Stewart.

Par Morgane LEMÉE

La Fille du Laitier, une compagnie de théâtre montréalaise, se rend à Winnipeg dans le cadre du Fringe Festival pour présenter une pièce très particulière : Macbeth Muet. Son metteur en scène, Jon Lachlan Stewart, promet cette revisite de l’œuvre de Shakespeare sanglante, surprenante et hilarante.

 

Si vous n’avez jamais imaginé ce que donnerait une tragédie shakespearienne sans paroles, les comédiens de La Fille du Laitier l’ont fait pour vous! Mieux encore, ils viennent ajouter au Fringe Festival de Winnipeg leur version déjantée de Macbeth.

Jon Lachlan Stewart, metteur en scène et co-fondateur de La Fille du Laitier, parle d’un processus de création unique, pour une performance virtuose. « Macbeth Muet, c’est du théâtre d’objet. Un peu dans l’ambiance d’un film des années 1930. Il y aura plein de sang et de comédie en forme de théâtre physique. »

Jérémie Francoeur et Clara Prévost campent Macbeth et Lady Macbeth. Deux comédiens seulement, c’est surprenant, mais suffisant. « Cette pièce parle de la déconstruction, de la fuite, de la faillite d’un couple amoureux. On a essayé de trouver une harmonie et un équilibre à notre façon, et jusque-là, ça marche plutôt bien. »

Le comédien, metteur en scène et écrivain de Montréal a préféré Macbeth à Hamlet ou Roméo et Juliette. Un choix bien pensé. « Avec ou sans texte, cette pièce est déjà très physique, comparées aux autres pièces de Shakespeare. Tellement physique et expressive, que certaines scènes peuvent déjà se faire sans texte. »

Et pourquoi muet? Ce soupçon d’originalité installe une différence subtile, mais pourtant importante pour Jon Lachlan Stewart. « C’est un peu le désir de démystifier Shakespeare, pour un public plus général. Plus que cela encore, notre version sans mot traverse les barrières de la langue. »

Après le Festival Fringe de Toronto, La Fille du Laitier vient s’installer sur l’avenue Market de Winnipeg pour partager cette version unique de Macbeth, du 20 au 26 juillet. Jon Lachlan Stewart se réjouit d’avance d’importer ce projet pour la première fois à Winnipeg. « Le Fringe à Winnipeg est connu pour l’enthousiasme de son public et son ouverture d’esprit. On sait qu’on peut y prendre des risques et présenter des pièces qui sortent du commun. J’ai aussi hâte de rencontrer le public franco-manitobain, et peut-être permettre de bâtir un pont entre Winnipeg et Montréal. »

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