par Morgane LEMÉE

C’est officiel : après sept années à la direction du célèbre Festival du Voyageur, Ginette Lavack Walters vogue vers de nouveaux horizons. Son nouveau challenge? Le Centre culturel franco-manitobain (CCFM). Son conseil d’administration, présidé par Julien Bédard, s’est prononcé à l’unanimité. Entrée en poste le 18 septembre prochain.

Si l’on se projette dans cinq ans, à quoi ressemblera le CCFM?

Ginette Lavack Walters : Pour moi, dans cinq ans, le CCFM est un véritable hub culturel qui bourdonne d’activités! Les gens de notre communauté, ou d’une bien plus large au Manitoba, s’y sentent accueillis et viennent rechercher des activités intéressantes et diversifiées. C’est aussi un lieu qui participe activement à l’épanouissement et au développement des artistes.

Quels sont les changements que vous souhaiteriez apporter en priorité?

Ginette Lavack Walters : Il est temps de renouveler le plan stratégique : ce sera une grosse partie du travail, dès le début. Et c’est un projet pour tout le monde : les organismes présents à l’intérieur du CCFM, les employés, le CA et les membres de notre communauté. La structure du CCFM sera peut-être également à revoir. Pourquoi pas la création de nouveaux postes ? Cela se décidera en fonction du plan stratégique.

Quels sont les plus gros défis que vous anticipez?

Ginette Lavack Walters : Les ressources sont limitées. Qu’elles soient humaines ou financières. Il faut faire beaucoup avec très peu. Il va falloir être innovateur et peut-être collaborer avec de nouveaux organismes qui vont nous aider à réaliser nos projets.

Quels sont les plus gros atouts du CCFM?

Ginette Lavack Walters : L’ajout du Stella’s au CCFM apporte beaucoup de vie, et ce à longueur de journée. Il y a aussi un très bel aménagement, qui continue d’être rénové. Et son personnel, bien sûr! Ça va être très intéressant de voir comment on peut évoluer davantage, que ce soit au niveau de la structure ou de la programmation.

 

Quelles sont les qualités de Ginette Lavack Walters qui vous ont décidé?

Julien Bédard : Pour Ginette Lavack Walters, un défi est une opportunité. Elle est motivée, ambitieuse, rassembleuse. Elle s’est surtout démarquée par son expérience. Que ce soit dans les ressources humaines, dans la gestion de personnel, la gestion d’édifice ou d’installations, en relations gouvernementales ou communautaires. Et bien sûr en programmation culturelle francophone. Elle correspond parfaitement au poste de directrice.

Quels accomplissements de Ginette Lavack Walters au sein du Festival du Voyageur souhaiteriez-vous voir au CCFM?

Julien Bédard : Évidemment, ses connaissances dans le milieu culturel, francophone et anglophone, sont un gros atout. Elle sait fonctionner en équipe et fait confiance à son personnel. La programmation est devenue plus diversifiée sous sa direction. Elle a élargi le public. On cherche la même chose au CCFM.

Est-ce que le choix de Ginette Lavack Walters serait synonyme de changement de vision pour le CCFM?

Julien Bédard : Je ne parlerais pas vraiment de changement de vision. Le directeur a pour mission de mettre en vigueur le plan stratégique du Conseil d’administration. Beaucoup de nos objectifs restent les mêmes. Ce qui va changer cependant, c’est le plan stratégique en question. Il prend fin et forme. La nouvelle directrice participera à cette réflexion. Ginette Lavack Walters arrive certainement à un point tournant, où nous sommes susceptibles d’aller vers une nouvelle direction.

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