Le nouveau conseil d’administration de la Société de la francophonie manitobaine compte 20 membres depuis le 12 octobre. À terme, ils seront 22. Semaine après semaine, La Liberté s’entretiendra avec chacun d’entre eux pour mieux comprendre leurs priorités, leur parcours, leurs motivations. Et faire ainsi découvrir aux lectrices et lecteurs les porte-parole de la francophonie post-refonte.

Par Gavin BOUTROY

Émilie Morier-Roy a suivi le parcours classique de la jeune francophone engagée au Manitoba. La secrétaire du CA du Conseil jeunesse provincial (CJP) a décidé d’accepter une nouvelle étape dans son engagement : elle représente dorénavant aussi la jeunesse au CA de la Société de la francophonie manitobaine.

« Je suis originaire du village de Sainte-Anne-des-Chênes. C’est là où j’ai fait mon primaire et mon secondaire. Ensuite j’ai déménagé à Saint-Boniface pour aller à l’Université de Saint- Boniface et poursuivre mes études en français. »

« Je suis à la dernière étape de mon bac en éducation, les stages. Depuis le début, je veux allumer le feu chez les jeunes pour la langue française. Comment? Avec des outils de transmission plus le fun comme le théâtre et des livres, des films, de la musique qui sont populaires aujourd’hui au Québec, en France ou encore en Afrique. »

Elle s’est impliquée en théâtre avec le Festival théâtre jeunesse, le Fringe Festival et, en politique jeunesse, avec les Parlements jeunesse.

Pour elle, le rôle revendicatif de la SFM est primordial. Mais ce n’est qu’un des éléments qui vont assurer la progression du français au Manitoba.

« Tout d’abord, la jeunesse devrait s’impliquer plus. Ce n’est pas que la jeunesse impliquée ne sait pas ce qu’est la SFM, c’est plutôt qu’elle ne sait pas ce que l’organisme peut faire. La SFM a fait beaucoup de chemin pour attirer des jeunes. Suite au rapport du Comité de refonte de la SFM, le CA a été élargi. Il est passé de huit à 22 personnes, et la raison d’être de l’un des nouveaux postes est de représenter la jeunesse francophone. La SFM a fait sa part. »

Son message : « C’est maintenant aux jeunes de s’impliquer davantage. Ils s’impliquent auprès du CJP, du Parlement jeunesse francomanitobain, mais il est temps de faire le pas supplémentaire vers la SFM.

« Si les jeunes s’impliquent, ça va rendre la transition de la francophonie manitobaine de génération en génération beaucoup plus fluide.

« Après tout, ce sont les jeunes qui vont bénéficier du travail de la SFM. C’est nous qui sommes le futur de la francophonie. »

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