Les Cordes à danser, en répétition. Photo : Daniel Bahuaud

Le plus jeune a quatre ans. L’aîné en a 14. Qu’ils soient novices ou musiciens expérimentés, les jeunes violoneux des Cordes à danser répètent depuis la début janvier pour livrer un spectacle de musique traditionnelle qui fera taper du pied petits et grands qui se rendront au Festival du Voyageur.

par Daniel BAHUAUD

Créé en 2013, l’ensemble des Cordes à danser donne aux élèves de quatre professeurs francophones de violon la chance découvrir le répertoire traditionnel, des gigues et des reels canadiens-français, des valses irlandaises, des mélodies écossaises et, bien entendu, des airs métis.

Pendant six semaines en janvier et février, les jeunes apprennent et répètent leurs morceaux, pour ensuite se présenter en spectacle au Festival du Voyageur. (1)

Claudine Saint-Arnauld, la fondatrice du groupe, vante les bénéfices de ce travail de groupe : « Il y a sept ou huit ans, j’avais commencé à organiser des spectacles au Festival avec mes élèves. Au fil des années, j’ai fais connaissance avec d’autres enseignants francophones. L’idée m’est venue de réunir nos élèves. Chaque enseignant a pu apporter ses points forts. Et les résultats ont été bien concluants. La qualité de la musique et le dynamisme des jeunes ont été rehaussés. »

Jasmine Régnier est jeune enseignante de violon qui, en 2013, faisait partie des Cordes à danser : « D’habitude, les élèves travaillent seuls avec leur prof, dans un studio. Ils ont rarement la chance de jouer avec d’autres. Pourtant, un ensemble, ça forme l’oreille. »

Olivia Quarry Beaulieu au diapason. « Ça fait quatre ans que je fais partie des Cordes à danser. J’aime beaucoup ça. Ce n’est pas du tout comme jouer toute seule. Tu écoutes les autres, tu apprends à suivre le rythme et le volume du groupe. Tu apprends à garder un œil sur la dirigeante. Tu t’améliores.

« Et puis je suis plus confiante depuis que je monte sur scène, devant une foule. Les Cordes à danser ont tué ma nervosité et ma gêne. »

 

 

Dominique Tougas est mère d’une novice de sept ans, sa fille Nadelle. « J’ai inscrit Nadelle parce qu’elle aime monter sur l’estrade. Et puisqu’on se rend souvent au Festival du Voyageur, c’était logique de lui donner l’occasion de se présenter devant un groupe. Je crois qu’il faut encourager ça dès un jeune âge, pour que son enfant se sente bien à l’aise devant un public. C’est une belle habileté de vie. »

Pour sa part, Claudine Saint-Arnauld se dit heureuse que ses élèves, et tout l’ensemble des Cordes à danser, puissent explorer le répertoire traditionnel. « J’aime beaucoup le classique. Je suis membre de l’Orchestre symphonique de Winnipeg, et j’enseigne des pièces classiques à mes élèves. Mais pour moi, le traditionnel, c’est la joie de vivre en musique. Et une excellent manière de prendre connaissance de la musique de ses ancêtres, puisque la plupart des jeunes sont de souche canadienne française. Les francophiles du groupe, pour leur part, découvrent un nouveau répertoire.

« C’est aussi une grande joie de pouvoir se rendre au Centre culturel franco-manitobain, qui est notre partenaire, pour se rencontrer et jouer ensemble. On se fait de nouveaux amis, et on travaille fort. Et je parle autant pour les profs que pour les jeunes! »

(1) Les Cordes à danser seront à l’Auberge du violon, au sous-sol de la Cathédrale de Saint-Boniface le 18 février de 17 h 30 à 18 h. Ils monteront sur la scène du déjeuner aux crêpes de l’église Précieux-Sang le 22 février de 7 h 30 à 8 h, dans la salle paroissiale. L’ensemble présentera également des spectacles pour les résidents du Foyer Valade (17 février à 14 h) et de l’Accueil colombien (23 février à 19 h).

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