Depuis novembre 2017, La Liberté vous amène chaque semaine à la rencontre d’un des 22 nouveaux membres du conseil d’administration de la Société de la francophonie manitobaine (SFM), élu le 12 octobre. Découvrez dans nos pages le parcours et les aspirations des porte-parole de la francophonie.

par Gavin BOUTROY

Collaboration spéciale

Rena Préfontaine est la présidente de la branche manitobaine de Canadian Parents for French (CPF), nommée au nouveau conseil d’administration (CA) de la Société de la francophonie manitobaine (SFM) comme membre organisationnel de clientèle spécifique. Elle veut représenter les francophiles, dont près de 25 000 élèves manitobains en immersion.

« Je voudrais que chaque élève dans la province ait la chance d’apprendre le français, » lance Rena Préfontaine. Elle est au CA de CPF depuis 2008, et a été élue présidente en 2016. Agente immobilière, elle veut mettre son expérience aux CA de CPF et de l’organisation professionnelle Winnipeg Realtors au profit de la cause de la francophonie manitobaine.

« Quand je pense SFM, je pense à quand j’étais étudiante, au Conseil jeunesse provincial. Depuis que je suis adulte, je n’ai pas eu beaucoup d’interactions avec le milieu francophone.

« Ayant été au départ de ma vie juste anglophone, j’ai eu la perception que le français d’immersion était inférieur. Ce n’est pas le cas. Vraiment, quand je pense au rôle de la SFM au Manitoba pour les francophiles et les francophones, je pense au besoin d’assurer un rapprochement. »

Née dans une famille anglophone d’Ile-des-Chênes, Rena Préfontaine a fait partie du premier groupe d’anglophones du village à fréquenter l’école en français.

« Nous étions six. Cinq des six ont terminé avec un diplôme français du Collège régional Gabrielle-Roy. J’ai longtemps travaillé dans les restaurants. Là je n’utilisais pas vraiment mon français. La première fois que j’ai pu utiliser mon français, c’était quand j’ai travaillé au service des réservations à Air Canada, et puis ensuite quand je travaillais à Manitoba Hydro.»

Cette anecdote n’est pas anodine. Elle cristallise l’importance de la cause du bilinguisme, pour laquelle milite l’organisme Canadian Parents for French.

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