Mariette Mulaire lors de la levée du drapeau franco-manitobain, mardi 6 mars, devant l'ancien hôtel de ville de Saint-Boniface.

La présidente-directrice générale du World Trade Centre (WTC) de Winnipeg, Mariette Mulaire, est porte-parole des Rendez-vous (RV) de la francophonie 2018. Un événement au cours duquel la force de la langue française dans le monde des affaires est de plus en plus mise en avant.

par Valentin CUEFF

« On n’est pas seulement une culture. La culture rapproche les gens, c’est sûr. Mais il y a aussi l’économie. Il faut que la francophonie soit montrée dans tous ses axes, tous ses secteurs. »

Si les Rendez-vous de la francophonie ont toujours mis l’accent sur l’éducation et la culture, le monde de l’entreprise se fait petit à petit une place dans le menu des 3 000 activités proposées par l’événement.

La présence de Mariette Mulaire comme porte-parole depuis l’édition 2017 n’y est pas étrangère.

« De plus en plus, on ne peut pas passer à côté du fait qu’il y a des bénéfices économiques reliés à la francophonie au Canada. Dans les francophonies minoritaires, on se rend compte qu’on est capable d’attirer de l’investissement, de l’immigration, de faire des ententes entre des entreprises, parce qu’on partage la même langue de marché. »

Le parcours de Mariette Mulaire serait l’une des raisons derrière sa nomination comme porte-parole de ces rencontres, organisées chaque année par la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures.

« Pendant dix ans, la porte-parole était l’animatrice Véronique Cloutier. Il y a aussi eu beaucoup d’humoristes. Quand on m’a approchée, on m’a précisément parlée de l’image économique. Avoir la PDG du WTC Winnipeg comme porte-parole, ça démontre qu’on est sérieux dans l’économie. »

Un symbole et une force de business qui, comme le veulent les Rendez-vous, « amène la lumière sur la francophonie ».
Du 1er au 21 mars, des activités à travers le pays – ateliers, concours, événements sportifs, conférences – visent à promouvoir la vitalité de la francophonie au Canada.
Côté affaires, les jeunes peuvent participer au grand défi entrepreneurial pancanadien organisé par la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF), et soumettre un projet d’entreprise.

« On a une place à prendre »

Au fond, ça veut dire quoi, être francophone en 2018? Pour Mariette Mulaire, la langue de Molière s’impose progressivement comme une évidence au pays.

« Pour moi, il est évident que la francophonie a un rôle important, pertinent et significatif. On est un peuple d’une grande diversité, d’ici et d’ailleurs. On fait nos preuves. Puis cette francophonie est moins fragile. On est dans une ère de mondialisation. Parler une langue n’est plus suffisant. L’anglais c’est peut-être nécessaire, mais le français c’est merveilleux.
« Être francophone en 2018 c’est savoir qu’on fait partie d’une langue mondiale et qui a une place à prendre, et qui va la prendre davantage. »

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