Darrel Nadeau se laisse prendre au jeu de l'évasion avec les interprètes du Fort Gibraltar. Photo : Daniel Bahuaud

C’est le dernier cri : enfants, parents, grands-parents, en petits groupes de quatre à six personnes, « embarrés » dans une pièce d’où ils doivent s’échapper en surmontant une série d’épreuves et de puzzles. Le 29 juin, le Festival du Voyageur propose une « évasion » d’envergure, avec 400 participants…

Par Daniel BAHUAUD

Prise d’otage au Fort Gibraltar! Des employés armés de la Compagnie de la Baie d’Hudson investissent le fort et capturent le Bourgeois. C’est désormais aux engagés loyaux de la Compagnie du Nord-Ouest de reprendre le fort, et de libérer le Bourgeois.

C’est le scénario que propose le Festival du Voyageur aux 100 équipes de quatre  personnes qui participeront à la soirée Évasion du Fort Gibraltar, organisée par le Festival conjointement avec l’entreprise Enigma Escapes. Une première qui est déjà à guichet fermé.

Darrel Nadeau, le directeur du Festival, n’en revient pas : « En l’espace de deux semaines, on a vendu nos 400 places (à 100 $ l’équipe de quatre). Maintenant, on invite le public à s’inscrire sur notre liste d’attente. À ce point-ci, une deuxième édition semble presque inévitable. »

Darrel Nadeau raconte qu’une « évasion » au Fort Gibraltar était dans la mire du Festival depuis déjà quelques temps. « Les chambres d’évasion deviennent de plus en plus populaires. Le public ne s’en lasse vraiment pas, et cherche à vivre des scénarios de plus en plus élaborés.

« J’ai compris qu’un évènement d’envergure au Fort Gibraltar était possible quand j’ai assisté à une soirée de Tourisme Winnipeg en novembre 2017. D’habitude, c’est un petit groupe qui tente de trouver la solution pour s’évader d’une chambre. Ce soir-là, on était 250 personnes! »

Cette soirée était organisée par Enigma Escapes, une entreprise winnipégoise fondée en 2014. Darrel Nadeau : « J’ai contacté la firme, et ensemble on a conçu une série de défis pour nos participants. Certains sont physiques, d’autres cérébraux. Ils ont tous rapport avec l’époque de la traite des fourrures. »


 

Ces énigmes qui passionnent petits et grands

Pour Laura Hawkins, la cofondatrice et gérante d’Enigma Escapes, jouer à l’évasion, c’est plus qu’un commerce. C’est une passion.

« Ma famille a découvert les chambres d’évasion il y a cinq ans à Dublin, en Irlande. C’était amusant de faire équipe pour résoudre des problèmes. Il n’y a pas d’adversaire. Juste un objectif à atteindre en coopérant. On a tellement aimé qu’on a voulu répéter l’expérience. On a trouvé d’autres chambres d’évasion à Paris et à Athènes. Ce jeu crée une dépendance! »

De retour à Winnipeg, la famille Hawkins a fondé Enigma Escapes. L’entreprise a déjà trois sites.

« Nous concevons et vendons aussi des chambres d’évasion un peu partout au Canada et aux États-Unis. Nos chambres se trouvent dans 21 villes. Aussi, on commence à se bilinguiser. Récemment, nous avons traduit nos scénarios pour quatre chambres à Laval, au Québec. Et puisque nous avons plusieurs maîtres du jeu francophones à Winnipeg, nous pouvons dorénavant offrir une expérience en français. Il faut encore un peu de préavis pour y arriver, mais on est prêts! »

 

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