Pierrot Dallaire vient tout juste de fêter ses six ans et rêve encore de devenir pompier. Il a même déjà eu la chance d’éteindre un feu. Plus récemment, grâce à la visite guidée d’une caserne organisée par La Liberté, Pierrot a pu caresser son rêve du bout des doigts.

Par Marie BERCKVENS

Depuis qu’il a deux ans, Pierrot, le fils aîné de Yan Dallaire et de Marie-Anne Beaudette n’a qu’un mot à la bouche : pompier. Parfois, ça change un petit peu : pompier-astronaute, pompier-ingénieur ou encore pompier-mécanicien. Mais toujours pompier.

Son papa, Yan Dallaire, s’en étonne encore aujourd’hui : « Dès les premiers Halloween, il voulait se déguiser en pompier. Quand le concept de métier est arrivé dans son vocabulaire, on n’a rien pu faire, c’était pompier. C’est un rêve d’enfant. Évidemment, si cette passion s’éteint, il fera autre chose. Mais si ça venait à se concrétiser, ce serait pas mal impressionnant. »

Comment Pierrot a-t-il bien pu attraper le virus des pompiers? Très probablement en regardant des dessins animés, comme les autres enfants de son âge. En 2015, du haut de ses trois ans, un soir d’été alors que sa famille préparait un petit feu de camp, dans le jardin, il a eu la chance de faire le pompier. Un voisin alerté par la fumée a appelé les services d’incendie.

Yan Dallaire se souvient : « Pompière Anne est arrivée. Elle nous a demandé d’éteindre le feu. Pierrot a alors couru se changer. Il est arrivé avec ses bottes et son casque de pompier. Il est allé chercher le boyau d’arrosage de la cour, il l’a déroulé il l’a approché du feu et pompière Anne lui a demandé d’éteindre le feu. Il a éteint le feu. » Pierrot ajoute fièrement : « C’était le premier feu que j’ai éteint. »

Lorsqu’il avait quatre ans, Pierrot a visité avec l’école la caserne au parc Windsor. Et l’année dernière, avec son papa, le bambin a pu déambuler dans les allées du musée des pompiers (The Fire Fighters Museum 56 Maple Street à Winnipeg).

Cette fois-ci, il vient d’avoir l’opportunité pendant une demi-heure, d’avoir une caserne toute à lui.

La caserne no 4 située à Osborne Village s’est mise en off-duty, pour que le petit garçon puisse la visiter tranquillement en compagnie du pompier Réal Beaudet.

Au début, assez timide, le garçon a attentivement écouté son guide. Puis, au fur et à mesure, les langues se sont déliées. Pierrot : « Je suis surpris, c’est plus grand que ce que j’imaginais. C’est différent de la caserne que j’avais visitée avant. Il y avait une échelle télescopique et un poteau pour que les pompiers descendent. Ici, il n’y en a pas. »

Quand son père lui a demandé pourquoi il n’y a pas de rampe de descente dans la caserne no 4, après un moment de réflexion, Pierrot a répondu : « Il n’y a pas d’étage ici. »

Lorsque Réal Beaudet lui a proposé d’aller derrière le volant du fameux camion rouge et d’allumer la sirène, là, la magie a retenti. Ensuite, on lui a confié le contrôle du boyau à distance, présent sur le toit du camion. Pierrot était aux anges.

Il est reparti de cette journée avec un livre à colorier, un badge de pompiers et des souvenirs plein la tête. Il n’aurait pas pu espérer mieux comme cadeau d’anniversaire.