par Sophie GAULIN

Les chiffres sont parlants. Non, ILS SONT CRIANTS! Et voilà ce qu’ils nous hurlent en pleine face : déjà l’an dernier, 63 pour cent de la population canadienne était incapable de distinguer les fausses nouvelles des vraies. (1) Et 65 pour cent de nos concitoyens et concitoyennes s’inquiètent que les fausses nouvelles soient utilisées comme une arme. (2)

À la lumière de ces chiffres, du 1er au 7 octobre, La Liberté s’est engagée, aux côtés d’au moins 400 journaux canadiens, à défendre haut et fort le rôle de la presse. Une presse bien sûr fondée sur la force d’un journalisme de qualité. Sur cette attitude d’exigence essentielle pour comprendre les enjeux de société, pour grandir comme citoyen dans un pays libre. Et donc pour s’assurer que les personnes au pouvoir restent imputables de leurs paroles et soient tenues responsables de leurs actes.

Rappelons pour mémoire que c’est notre salle de nouvelles qui a permis de mettre au grand jour la fermeture, planifiée en coulisses, du bureau de Postes Canada à Saint-Boniface en 2010. La Liberté a ainsi permis aux Bonifaciens et Bonifaciennes dans l’âme de se mobiliser pour sauvegarder service postal et joyau patrimonial.

Un scénario similaire s’est répété en 2014 quand le centre bilingue de Service Canada situé rue Des Meurons allait devoir discrètement mettre la clé sous la porte. Les francophones « n’avaient qu’à aller au centre bilingue de Service Canada à Saint-Vital ». C’était la solution cavalière de Shelly Glover, la députée fédérale responsable de la circonscription à l’époque.

Et pour prendre un exemple récent, c’est encore l’équipe de La Liberté qui a pu mettre en évidence les manquements côté service en français de la part des instances responsables en cas de dénonciation d’un abus sexuel.

Semaine après semaine, vous avez aussi pu suivre en 2018 dans les pages du journal notre couverture sur les coupures au Bureau de l’éducation française, la clé de voûte de l’enseignement en français au Manitoba. Et comme toujours, le journal a joué son rôle de plateforme d’expression publique par excellence en servant de tribune aux personnes désireuses de par tager leurs arguments pour revendiquer le rétablissement du poste de sous-ministre adjoint du BEF.

« Nous avons besoin de votre oxygène!»

Semaine après semaine, le travail de journaliste exige détermination, courage. Des qualités humaines appuyées par une expertise professionnelle que ni les Facebook et autres Google n’exigent des auteurs de fausses nouvelles.

Cette semaine, et #MaintenantPlusQueJamais, l’équipe de La Liberté va vous demander d’utiliser les médias sociaux et toute plateforme ou forme d’expression à votre disposition pour témoigner de l’importance que le journalisme de qualité représente dans votre vie.

Vous qui comprenez cette exigence pour maintenir en santé nos sociétés démocratiques, lancez un vrai message d’amour aux journalistes du pays. Inscrivezvous sur monjournalavanttout.ca. Gazouillez @LaLiberte #MonJournalAvantTout, aimez, écrivez, criez, chantez, peignez … et envoyez nous s’il vous plaît votre message sous la forme de votre choix à la-liberte@la-liberte. mb.ca. Prenez-vous en photo avec votre journal et envoyez-la nous!

La Commission Knight sur les besoins en information des communautés dans une démocratie nous assure que l’information est aussi vitale « que l’air pur, les rues sécuritaires, les bonnes écoles et la santé publique » (3).

En cette semaine nationale des journaux, La Liberté a besoin à son tour d’un peu de votre oxygène, tout comme les autres journaux au Canada.

(1) Sondage mené par Ipsos-Reid en 2017

(2) Source : Edelman Trustr Barometer

(3) Source : Le Miroir éclaté

1 COMMENTAIRE

  1. Je suis abonné à La Liberté depuis des décennies. C’est avec un intérêt grandissant que je lis les nouvelles réelles qui se trouvent dans les pages de notre hebdomadaire. Je n’ai aucun intérêt à lire mes nouvelles à l’internet. Je veux avoir le papier en main. Bravo pour les nouveaux formats et l’abondance de couleur.

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