La Liberté a fait le test : pour une même liste d’épicerie, les achats organiques sont 25 % plus cher que le non organique. Photo : Marta Guerrero

Pour un foyer manitobain, en 2017, l’alimentation représentait en moyenne une dépense annuelle de 5 845 $, hors boissons alcoolisées et dépenses alimentaires au restaurant. Mais pour une famille qui souhaite consommer uniquement organique, y a-t-il une différence notable de prix?

 

Par Ophélie DOIREAU

Acheter bio, c’est beaucoup plus cher : mythe ou réalité? Pour répondre à la question, pas de détour à prendre. On y va et on voit!

La rédactrice en chef de La Liberté m’a ainsi mandaté d’aller comparer les prix des produits organiques et non organiques dans un supermarché connu de Winnipeg. Pour m’acquitter de cette mission, j’ai établi une liste d’épicerie des produits les plus communs pour une jeune femme d’une vingtaine d’années. J’avais à ma disposition un budget de 200 $. Bien entendu, il fallait respecter quelques règles de base : prendre le même nombre ou les mêmes quantités, et n’acheter les produits que s’ils étaient disponibles dans les rayons bio et non bio.

J’entre dans le supermarché : les rayons des produits organiques se trouvent juste à l’entrée. Seulement deux rayons organiques disponibles. Pour effectuer mon test, j’ai décidé de commencer par les produits biologiques afin de chercher l’équivalence de quantité en non organiques.

Je constate rapidement qu’il n’y a pas beaucoup de choix dans le rayon biologique, peu de marques et en faibles quantités.

Autre constat : les produits hygiéniques/cosmétiques proposés ne sont pas organiques. Ce sont soit des produits naturels ou encore des produits fabriqués à base de produits naturels, mais pas biologiques.

J’arrive à la caisse et le résultat tombe : 93,53 $ pour les produits bio et 70,27 $ pour les produits génériques.

Résultat de l’expérience : sur un panier d’épicerie comme celui-là, acheter organique représente un coût additionnel d’environ 25 %.

Les produits organiques font parler d’eux et la tendance des consommateurs semble aller en augmentant, même si les chiffres restent marginaux. D’après l’association pour le commerce des produits biologiques du Canada, les produits organiques détiennent 2,6 % de part du marché canadien des ventes d’aliments et de boissons en 2017. Une augmentation de 1,7 % depuis 2012.

Le marché organique reste à développer. En effet, l’expérience réalisée dans le supermarché d’une grande chaîne canadienne nous a démontré que les choix offerts dans les allées organiques sont restreints, les quantités limitées et les produits hygiéniques et cosmétiques sont quasi inexistants. Il est encore difficile de trouver l’équivalence d’un produit générique en produit biologique avec une différence de coût peu significative.

 

Voici la liste d’épicerie

  • Lait
  • Une douzaine d’œufs
  • Farine à pancakes
  • Sucre
  • Huile de canola
  • Spaghetti
  • Ketchup
  • Sirop d’érable
  • Céréales
  • Sirop d’érable
  • Kiwis
  • Brocoli
  • Café
  • Chocolat en poudre
  • Thé
  • Crème pour les mains
  • Tampons hygiéniques

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