La fondatrice et directrice de RAOG, Jessica Correa, et Jill Edwards d’Efficiency PEI. Photo : gracieuseté de Random Acts of Green, via La Voix acadienne

Pour contrer le réchauffement climatique, chaque geste compte. C’est dans cette optique que Jessica Correa a mis en place la communauté « Random Acts of Green » (RAOG), il y a trois ans et demi. L’idée s’est depuis transformée en application mobile, que la créatrice a présentée à Charlottetown le 9 septembre.

 

Par Ericka MUZZO (La Voix acadienne)

 

L’incubateur d’entreprises Startup Zone de Charlottetown a accueilli deux groupes d’intéressés, le matin et le soir, qui ont bravé les relents de l’ouragan Dorian pour en apprendre davantage sur « chaque petit geste compte ».

 

Des points et des rabais

L’application RAOG permet aux utilisateurs d’enregistrer chacun des gestes positifs qu’ils posent pour l’environnement. Des exemples : covoiturer, refuser les gobelets à café jetables, manger moins de viande et faire sécher ses vêtements à l’air libre plutôt que dans la sécheuse.

Chaque geste est associé à un certain nombre de « points verts », que les collecteurs échangent contre des réductions bien réelles. L’application compte à l’heure actuelle une soixantaine de partenaires, dont des entreprises locales et des magasins en ligne.

« Une des raisons pour lesquelles on a décidé d’organiser une tournée pancanadienne, c’est pour faire connaitre notre application et convaincre d’autres partenaires de se joindre au projet. On a récolté quelques noms à Charlottetown, comme le restaurant My Plum, My Duck, qu’on approchera certainement dans les prochaines semaines », indique la fondatrice et directrice générale de RAOG, Jessica Correa.

 

Lire l’article dans son intégralité sur le site de La Voix acadienne

 

Un grand impact

Détentrice d’une maitrise en sciences de l’environnement de l’Université Trent, à Peterborough, Ontario, la jeune femme a eu l’idée de créer RAOG pour surmonter les pensées négatives qui entourent souvent le thème du réchauffement climatique.

« J’ai utilisé les recherches que j’ai faites dans le cadre de mes études et plusieurs concepts pour bâtir une communauté, un sentiment d’appartenance. L’objectif est de montrer que de nombreuses personnes agissent pour contrer la crise du climat, et de proposer une approche plus positive! C’est une bonne manière de vaincre l’anxiété liée à cette réalité », explique encore Jessica Correa.

L’équipe de RAOG a recruté « une armée d’ambassadeurs », 535 dans 164 municipalités canadiennes à l’heure actuelle. Ces bénévoles contribuent à alimenter le mouvement sur l’application et sur les réseaux sociaux.

Au tableau du classement, l’utilisateur Brock G. est en tête avec 316 867 points. L’estimation est que ses 215 actes verts auraient permis de sauver 1 261 kilogrammes de carbone.

« On veut montrer que les petites actions ont de grands impacts. On espère que le message se répandra de manière organique, avec le bouche-à-oreille et les réseaux sociaux », note Jessica Correa.

L’application possède également un système de vérification, pour éviter les abus éventuels, mais la fondatrice assure que peu de cas ont été recensés.

 

Un bon point de départ

La tournée pancanadienne se poursuivra le long du mois de septembre, passant par le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, le Manitoba, la Saskatchewan et l’Alberta.

Le choix de débuter à l’Île-du-Prince-Édouard n’était pas anodin. « On savait que la province a récemment banni les sacs de plastique à usage unique. La ville de Charlottetown s’est aussi jointe à la liste de municipalités ayant déclaré l’urgence climatique (en avril 2019). Il y a plusieurs initiatives progressistes, à l’Ile », souligne la fondatrice de RAOG.

« On a eu quelque 50 téléchargements depuis notre passage à Charlottetown, hier! On a bon espoir que ça va continuer à croitre grâce aux ambassadeurs de l’Ile, qui peuvent contribuer à faire connaitre Random Acts of Green », se réjouit Jessica Correa.

L’application sera d’ailleurs bientôt disponible en français. Elle est traduite, mais pas encore lancée. Ça ne saurait tarder, assure la fondatrice. RAOG a bénéficié en avril dernier d’un financement fédéral de 200 000 $, qui a permis de finaliser son développement.

« On veut vraiment inspirer l’espoir et l’action, et bâtir une communauté à travers le pays. Ensemble, on peut avoir un impact pour réduire les émissions de gaz à effet de serre », conclut Jessica Correa. L’application est disponible sur l’Apple Store et sur Google Play, et a déjà été téléchargée à plus de 1200 reprises.

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