Shola Agboola, candidat du Parti conservateur. Et Laurent Poliquin, candidat du Parti vert. Photo : Marta Guerrero

Respectivement deuxième et cinquième dans les résultats de vote du 20 septembre pour la circonscription de Saint-Boniface/Saint-Vital, Shola Agboola du Parti conservateur, et Laurent Poliquin du Parti vert ont passé une soirée électorale moins heureuse qu’ils ne l’avaient prévue.

Malgré tout, ils restent tous les deux convaincus par leurs valeurs et disent vouloir mener les prochains combats politiques.

 

Par Jonathan SEMAH

 

« C’était ma première élection, ma première dans l’arène politique. J’ai eu une belle campagne, un coude-à-coude serré avec Meghan Waters (NPD), j’en suis quand même, très content », déclare Shola Agboola.

Cette défaite ne représentera tout de même pas la fin de la carrière politique de Shola Agboola. Il veut continuer à être présent et engagé dans la circonscription Saint-Boniface/ Saint-Vital. « Ma motivation reste intacte : je veux un jour être élu et être une voix importante pour le peuple. Donc, je ne vais pas abandonner. Que je gagne ou que je perde, je serai toujours un défenseur de ceux qu’on n’entend pas. »

Pas rassasié, le candidat du Parti conservateur veut avant tout remercier ceux qui ont voté pour lui. « J’ai vraiment apprécié mon temps avec eux, ils m’ont très bien reçu. La plus belle récompense que je peux avoir, c’est ça. »

Du côté du Parti vert représenté par Laurent Poliquin, le temps était évidemment moins à la fête. Crédité d’1,7 % à l’heure de passer sous presse, le candidat ne cachait pas sa déception. « C’est un résultat faible. Je félicite les autres candidats notamment Meghan Waters qui a fait une campagne très active. Du côté des verts, on est déçus. La cheffe du parti, qui avait une circonscription difficile, a aussi perdu. » (1)

Laurent Poliquin tire aussi le bilan de cette élection, qui finalement n’a pas changé grand-chose. « Le Parti libéral s’est lancé dans cette élection et le résultat est assez similaire à ce qu’il y avait auparavant. Donc, c’est dur d’avoir accepté autant de dépenses pour cette élection. C’est décevant. »

Toujours le Parti libéral dans le collimateur, Laurent Poliquin n’attend rien de Dan Vandal, à nouveau élu.

« C’est surtout dommage pour les électeurs. Je pense qu’on offrait une vraie alternative. Le Parti vert reste un petit parti, avec des petits moyens. Il y a une trop grande différence financière et on la voit sur le terrain. Mais, nous, on veut s’inscrire dans la durée et aujourd’hui on est simplement inquiets. »

À l’instar de Shola Agboola, Laurent Poliquin va continuer la lutte si son parti en décide ainsi. « On ne quitte pas l’engagement ni l’implication. Il faut continuer à travailler sur ces dossiers, même en dehors des élections. C’est un travail de fond. Si les membres du parti pensent que je reste le meilleur candidat, je répondrai présent. »

 

 

(1) La cheffe du Parti vert, Annamie Paul, n’a pas réussi à se faire élire dans la circonscription Toronto- Centre.

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