Le capitaine Sahib Bajwa et l’adjudant Nathan Verhoog. (Gracieuseté - Lori Truscott)

La Liberté a recueilli le témoignage de deux soldats : le capitaine Sahib Bajwa et l’adjudant Nathan Verhoog. Ils ont tous les deux accepté de raconter leur quotidien dans les Forces armées canadiennes sur la base militaire de Shilo.

Par Ophélie DOIREAU

Sahib Bajwa est engagé dans les Forces armées canadiennes depuis peu. « Cela fait trois ans et demi que j’ai rejoint l’armée canadienne. Je suis allé à l’université pour terminer mon diplôme, puis j’ai posé ma candidature pour le programme des officiers dans l’armée.

« J’ai eu environ un an et demi de formation au travers de ce programme pour devenir un officier subalterne, et en raison de mon expérience et mon diplôme j’ai pu gravir les échelons. »

De son côté, Nathan Verhoog est impliqué depuis plus longtemps. « Je suis engagé depuis 21 ans. J’ai d’abord été simple soldat. L’armée offre des formations pour développer ses compétences et ses habiletés. Grâce à cela, j’ai eu la chance de monter en grade. »

Pour Sahib Bajwa, son entourage a eu une forte influence sur son choix de carrière. « J’ai rejoint l’armée parce que mes mentors étaient tous des militaires. J’ai eu la possibilité de rencontrer beaucoup de soldats, dans différents espaces, qui donnent leur vie pour les Canadiens. M’engager a été pour moi une façon de rendre la pareille à ceux et celles qui se sont sacrifiés dans le passé et aussi une manière de rendre aux Canadiens et Canadiennes. »

Son collègue, Nathan Verhoog a connu une histoire légèrement différente. En rejoignant l’armée, il savait ce qu’il voulait faire, mais d’autres voies se sont proposées à lui. « Au départ, j’ai rejoint les Forces armées canadiennes, car je voulais avoir une vraie expérience de vie avant de rejoindre le Collège militaire royal du Canada de Kingston. Je souhaitais être pilote. Mais avec les entraînements, les formations, je me suis aperçu que j’aimais être dans l’infanterie. Alors je suis resté. »

Les deux soldats expriment à l’unisson leur fierté de faire partie des Forces armées canadiennes. « Nous sommes là pour les Canadiens et les Canadiennes, qu’importe qui ils sont. Servir notre pays et la population, c’est un honneur. »

Cette année a été particulière pour l’armée canadienne, plusieurs soldats ont été envoyés dans les réserves autochtones. Au Manitoba, 67 requêtes d’interventions dans les réserves autochtones ont été faites. Les deux collègues racontent leurs opérations.

« Nous sommes allés en mission à Shamattawa, dans le nord du Manitoba. Nous étions 56 à être déployés du 12 au 31 décembre 2020.

« Essentiellement, notre rôle était de renforcer les ressources de la communauté. Il y avait des besoins en soins infirmiers, l’armée canadienne a fourni des médicaments et des ressources humaines pendant la pandémie et les éclosions.

« On a pu également servir pendant les périodes de pénuries, on a fait de la livraison de produits nécessaires en cette période comme des vêtements, de la nourriture. On faisait beaucoup de porte-à-porte.

« Certains soldats ont aussi aidé sur les sites de dépistage de la COVID-19. On a pu aussi participer aux transferts de patients qui en avaient besoin. C’était une période très occupée. »

Ces missions peuvent avoir un impact sur la santé mentale des soldats. Des services à la disposition des soldats sont d’ailleurs prévus. « Nous avons plusieurs formations sur la santé mentale, c’est essentiel. C’est d’ailleurs un programme à part entière dans les Forces armées canadiennes appelé : La voie de la préparation mentale.

« On a aussi des cours et de l’information sur la gestion du stress dans certaines situations. Il y a de l’information constante qui circule pour nous aiguiller si l’on a des besoins.

« Plus récemment, on a pu suivre des formations qui nous apprennent à bien nous préparer mentalement, et aussi comment appuyer des collègues qui luttent contre ces troubles. »

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