Michel Lagacé.

Trois semaines avant Noël, Doctors Manitoba, l’organisme qui représente plus de 4 000 médecins et étudiants dans la province, vient de tirer la sonnette d’alarme : le retard accumulé d’interventions médicales s’élève à 56 181 chirurgies, 42 931 procédures d’imagerie diagnostique et 53 004 autres procédures de diagnostic, y compris les endoscopies et les mammographies.

Au mois de novembre seulement, 2 300 chirurgies ont été reportées. Plus spécifiquement, 89 des 216 Manitobains qui avaient besoin d’une chirurgie cardiaque se morfondaient sur des listes d’attente depuis 180 jours ou plus.

Ces statistiques ont de quoi laisser songeur. Tandis que des patients atteints de la COVID-19 remplissent les lits d’hôpitaux, des milliers de leurs concitoyens sont en attente d’interventions médicales qui soulageraient leur douleur voire qui sauveraient leur vie. Avec leurs proches, ils sont condamnés à vivre dans l’incertitude et même l’angoisse.

Dans le même registre, les 69 507 cas confirmés et les 1 345 décès dus à la pandémie ne sont pas la conséquence juste de l’échec des réformes annoncées en 2017 par l’ancien Premier ministre, Brian Pallister. Ni de la période durant laquelle aucun vaccin n’était disponible. Au moins une partie de l’explication tient à un groupe de Manitobains qui refusent de se faire vacciner.

L’un des arguments les plus spécieux avancés pour justifier le rejet d’un vaccin est que les règles sanitaires imposées par l’État iraient à l’encontre de la Charte canadienne des droits et libertés. Or il suffit de consulter la Charte pour réfuter sans peine cette idée reçue. Le texte stipule bel et bien que chacun a la liberté de conscience et de religion, de même que la liberté de pensée, de croyance, d’opinion et d’expression. Mais comme il ne saurait y avoir de liberté absolue, la Charte déclare clairement que les droits et les libertés peuvent être restreints « par une règle de droit, dans des limites qui soient raisonnables et dont la justification puisse se démontrer dans le cadre d’une société libre et démocratique. »

L’État a le droit, voire l’obligation, d’intervenir dans l’intérêt du bien commun. Et rien dans la Charte ne donne à un individu le droit de s’imposer sur un autre. C’est pourtant ce que fait la personne non vaccinée qui se trouve aux soins intensifs et qui empêche une personne sur les listes d’attente de se faire traiter.

Fautifs dans leur raisonnement sont aussi ceux et celles qui prétendent que leur religion les exempterait de la vaccination. Comme si une religion pouvait encourager des comportements qui nuisent à son prochain.

Il ne s’agit pas de mettre au pilori les personnes qui avancent des arguments faux et trompeurs et qui mettent la population à risque. Mais il faut absolument continuer à contrer ces arguments fallacieux pour permettre aux gens qui en ont besoin d’accéder à des soins qui assureront leur guérison le plus rapidement possible.

1 COMMENTAIRE

  1. Et bafouer les droits et libertés, ça vaut aussi pour des traitements expérimentaux toujours en cours d’essai jusqu’en 2022 et 2023, en considérant aussi le nombre d’accidents post-vaccinaux complètement ignorés par les médias, les gouvernements et le public? Risquer de se retrouver avec une maladie neurodégénérative comme le syndrome de Guillain-Barré ou une sclérose en plaques, avec des troubles cardiaques, ou même carrément mort, pour se protéger d’un virus pour lequel il existe des traitements « interdits » aux effets secondaires bien moins graves, est-ce que ça vaut de décider pour sa pomme? https://openvaers.com + Liens des études sur les « vaccins » présentement administrés, avec la date de fin pour chacune :
    * Pfizer : 6 avril 2023
    https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT04368728
    * Astra Zeneca : 14 février 2023
    https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT04516746
    * Moderna : 27 octobre 2022
    https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT04470427
    * Johnson&Johnson : 2 janvier 2023
    https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT04505722

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