Polyvalent, Caleb Dorge a pu s’essayer dans plusieurs domaines dans les écoles de la DSFM. (photo : Marta Guerrero)

Après quatre années au Centre scolaire Léo-Rémillard (CSLR), Caleb Dorge, termine son secondaire. Très actif pendant ces années, il dit lui-même ne pas avoir vu le temps passé.

Par Jonathan SEMAH

À 18 ans, Caleb Dorge vit un moment important de sa vie. Après son élémentaire à l’École Lacerte et ses années au CSLR, il s’apprête à changer de monde en allant à l’Université Saint-Boniface (USB) à la rentrée 2022. Mais avant ça, le jeune adulte se remémore ses années au CSLR.

« C’est allé si vite, comme un flash et me voilà déjà finissant. Quand je suis arrivé en 9e année, je m’étais impliqué dans l’association étudiante de l’école. J’ai pu rencontrer rapidement du monde, découvrir les gens de ma classe et créer des liens avec eux. »

Au cœur de ces quatre années, les liens ont pourtant été mis à rude épreuve lors notamment de la pandémie de COVID-19. Le travail distance, les rencontres par visioconférence et la réduction des interactions ont rendu le contact plus difficile.

« Dès la 10e année, la COVID-19 a frappé. Les liens se sont distendus, on s’est réservé à ce qu’on faisait individuellement. C’est pour ça que mon année de 12e a été importante, car on a pu revenir en classe. On a resocialisé et je me suis ouvert à d’autres élèves. Dans un sens, la pandémie a un peu gâché une partie de mon passage au CSLR. Mais à la fois, ça m’a permis de mieux me connaître en tant que personne. J’ai essayé de prendre le meilleur possible de ce moment même si, oui, c’est un peu dommage. »

D’un point de vue scolaire, ces années au CSLR ont permis à Caleb Dorge d’être dans l’expérimentation. Il a développé de vraies passions et aussi découvert des choses qu’il ne soupçonnait pas.

« Certainement, en histoire, le droit canadien, j’apprécie ça énormément. Je garde d’ailleurs cette option-là ouverte pour l’université et peut-être prendre des cours dans ce domaine. Et il y a aussi une grande partie artistique qui compte pour moi. Je suis un musicien et en 9e année, j’ai eu la chance de suivre un cours de composition musicale. »

Rester ouvert aux opportunités

Celui qui joue du violon, de la guitare et de la trompette vit maintenant un été assez chargé.

« Je me suis décroché un poste en temps partiel au Musée de Saint-Boniface comme étant ambassadeur de l’expérience muséale. Donc je vais m’occuper entre autres des tournées en français et en anglais et de l’entretien du musée. Je vais sûrement aussi travailler sur un terrain de golf pour de l’entretien. L’idée est de faire des économies pour l’université qui s’en vient. J’espère aussi avoir le temps de me détendre et passer du temps avec ma famille et mes amis! (rires) »  

Après cet été bien rempli, il sera temps de retrouver les bancs de l’école. Caleb Dorge ira donc à l’USB. Un tout nouveau monde va s’ouvrir à lui, une perspective qui enchante Caleb Dorge.

« Je suis absolument excité! Je suis quelqu’un qui aime faire des connexions avec tout le monde. J’ai vraiment hâte de découvrir les gens qui seront là. J’ai toujours quelque chose à apprendre des autres. Donc dès j’ai l’occasion de rencontrer quelqu’un avec une histoire différente ou une culture différente, je trouve ça très stimulant. »

Toujours très ouvert Caleb Dorge n’a pas encore choisi les cours qu’il prendra à l’USB. Le plus important pour lui : ne se fermer aucune porte. En revanche, ce dont Caleb Dorge est certain, c’est son lien très fort avec la francophonie. Continuer à étudier en français est une évidence pour lui.

« C’est absolument important pour moi. J’ai bien vécu ma langue au secondaire, j’ai fait notamment partie de la ligue d’improvisation de la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM). Ça sera donc bien sûr essentiel de continuer en français. Il faut que je garde mon français vivant en moi, c’est si facile de le perdre au Manitoba. »

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